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06/07/2017

Amazon envisage de créer 2 000 emplois à Brétigny-sur-Orge

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Amazon, le géant du e-commerce, a choisi l’ancienne base aérienne de Brétigny-sur-Orge (Essonne) pour construire sa sixième plateforme logistique en France. Le futur établissement emploierait plus de 2 000 salariés.

L’entrepôt qui devrait disposer de 200 000 mètres de surface sera édifié sur une parcelle de 30 hectares de l’ancienne base fermée depuis 2012 et dont les terrains ont été cédés à la communauté d’agglomération Cœur d’Essonne dans le cadre d’un Contrat de revitalisation des sites de Défense.

Proche de l’aéroport d’Orly, de l’Autoroute A6 et de la Francilienne, la troisième rocade autour de Paris, le site n’est distant que d’une trentaine de kilomètres de la capitale.

POINT DE VUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

brétigny,pcf,amazonAmazon vient d'annoncer l'arrivée d'un complexe logistique constitué de deux bâtiments. Ce complexe sera implanté sur un terrain de 31 ha sur l'ancienne base aérienne de Brétigny-sur-Orge. Philippe Camo, conseiller municipal de cette ville s'est félicité de l'arrivée de 2200 emplois sur ce site, durement touché par la fermeture du CEV et dernièrement celle de Pixmania, contribuant à précariser ce secteur.

Le groupe communiste s'est inquiété pour la nature des emplois créés, nombre de postes en CDI, le type des emplois, le niveau de qualification, la formation, le recours à l'intérim ?

Et concernant le transport des marchandises, en effet Amazon France Transport annonce un mouvement circulatoire important. 42 000 PL/an et 7 800 VL en rotation. Cela génère un surcroit de trafic sur des axes routiers déjà encombrés, voire saturés. Avec les conséquences que cela génère (risque accidentogène, pollution accrue par l'émission de gaz à effet de serre).

Des observations ont été portées à l'enquête publique, afin de proposer aux pouvoirs publics, en s'appuyant sur les atouts de la ville de Brétigny : ville cheminote, emprises ferrées à proximité, potentiel et savoir-faire de la SNCF. Le groupe a demandé d'examiner cette solution « rail », qui serai également créatrice d'emplois, une desserte ferroviaire marchandises s'impose. Et cela s'inscrit également dans le souci commun d'agir pour l'avenir de la planète en proximité, au moment de la COP 21, grande préoccupation mondiale.

03/07/2017

Avec Valérie Pécresse, le Passe Navigo fait des vagues

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Gérald Rossi, Humanite.fr

Le protocole signé entre la Région Île-de-France et le Premier ministre, qui prévoit une hausse de 3 euros de l’abonnement mensuel, organise aussi une augmentation du Versement transport (VT) des entreprises, principalement dans le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis.

Les ressources des tous les départements franciliens sont par ailleurs bridées, au profit de la région. Un accord piégé. Après avoir menacé il y a quelques jours, d’augmenter jusqu’à 15 euros pas mois le passe Navigo, permettant de se déplacer sans limitation dans toute l’Île-de-France, la présidente de la région et du Stif a revu ses prix à la baisse après la signature d’un accord entre sa collectivité et l’Etat.

La hausse payée par l’usager ne sera que de 3 euros. Ce qui fait quand même 4,3% de progression. Mais le protocole signé par madame Pécresse et monsieur Valls contient d’autres mauvaises nouvelles qui ont déclenché la colère de nombreuses collectivités.

Le Versement transport (VT) acquitté par les entreprises devra augmenter de 0,1% au premier janvier 2017. Mais sous couvert d’harmonisation, la hausse sera beaucoup plus importante dans les deux départements les moins bien florissants économiquement parlant, la Seine Saint-Denis et le Val-de-Marne, par comparaison avec Paris ou les Hauts-de-Seine... Et pourtant, le taux du VT y sera relevé de 0,21 % dès janvier, pour arriver à 0,94% dans les prochaines années.

« La contribution sera trois fois plus importante à Créteil ou Bobigny qu’elle ne le sera sur les Champs Elysées et à la Défense » a ainsi dénoncé le sénateur communiste Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne. Et ce n’est pas tout.

Afin d’accorder les financements réclamés à la région, l’accord prévoit de capter la part dynamique de la CVAE, taxe payée par les entreprises qui a succédé à la taxe professionnelle, et qui est désormais perçue par les départements. Lesquels en conserveront le bénéfice figé sur 2016. Les sommes au-delà n’iront plus dans les caisses départementales mais dans celles de la région qui en attend 30 millions dès 2017 et près de 100 millions sous trois ans. Christian Favier dénonce cette « ponction sévère », tout comme son collègue Stéphane Troussel, président socialiste de la Seine-Saint-Denis qui dénonce une « triple peine » frappant habitants et entreprises de son département.

Colère aussi chez les élus de droite des départements de la grande couronne parisienne (Val d’Oise, Yvelines, Seine et Marne, Essonne) qui déplorent la perte organisée de « 13 millions d’euros ». Christian Favier regrette aussi qu’Etat et Région « se sont mis d’accord sur le financement du prolongement du RER E à l’Ouest, sans apporter aucun financement pour le prolongement à l’est ni aucun financement de la gare  de Bry-Villiers-Champigny, indispensable pour le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne ».

Les élus Front de Gauche au Stif ont une nouvelle fois mardi soir dénoncé ce pacte fait « sur le dos des usagers et de l’est parisien ».

Ils rappellent aussi leur proposition d’augmentation du VT « uniquement dans des zones très favorisées en terme de développement économique, notamment celles du centre et de l’ouest de Paris ainsi que dans la partie le plus dense en terme d’emplois des Hauts de Seine », explique Pierre Garzon, également conseiller départemental de Villejuif.

« Les 200 millions que doit produire le Versement transports, ajoutés à la CVAE dans trois ans et aux 100 millions de la hausse pour les usagers totalisent environ 500 millions d’euros » explique Jacques Baudrier, conseiller communiste de Paris et administrateur du Stif. « C’est la somme que nous préconisions pour améliorer la situation des transports dans la région, mais avec une toute autre répartition » ajoute-t-il.

Pour le Front de gauche en effet, il n’était pas question de modifier le tarif des 70 euros, que Valérie Pécresse, pendant sa campagne électorale, avait dit d’ailleurs ne pas toucher... Mais pour lui, outre la modulation du VT, il importerait de ramener à 5,5% la TVA sur les transports, qui est désormais de 10%. « Mais la messe n’est pas dite » souligne Jacques Baudrier  « et lors du conseil d’administration du 13 juillet nous nous ferons entendre, notamment avec nos amendements ».

02/07/2017

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