03.02.2012
NICOLAS SARKOZY A MENNECY : DU SPECTACLE !
Le déplacement de Nicolas Sarkozy de ce jeudi tourne au fiasco. Voilà cette petite phrase qui ressort ce vendredi matin de la visite du président de la République effectuée jeudi, sur un chantier de Mennecy, dans l'Essonne. Après la découverte par Europe 1 que l'Elysée avait fait venir des figurants (une soixantaine) pour faire le nombre autour du chef de l'Etat, cela fait beaucoup.
L'échange entre Nicolas Sarkozy et des ouvriers réels ou supposés de ce chantier a eu lieu avant la conférence de presse du futur candidat UMP à la présidentielle consacrée à ses mesures sur le logement annoncées dimanche dernier. Selon Le Parisien, le chef de l'Etat était "d'humeur jovial" lors de la discussion avec ces ouvriers. "Bon courage pour travailler en plein air", leur a-t-il lancé.
L'échange aurait dû rester d'une platitude convenu, raconte de son côté un journaliste du Monde. "Travailler en plein air, ce doit être plus agréable en été qu'en hiver", lance ainsi Nicolas Sarkozy sous le frimas du jour. "Je préfère les journées comme cela que quand il pleut", précise-t-il. Mais il dérape un peu plus tard en s'adressant à un travailleur noir: "Cela change du pays, quand il fait moins 8"!
Voilà soudain le président Sarkozy sur les mêmes terres glissantes que celles foulées par Brice Hortefeux en septembre 2009, lors de son échange avec un militant UMP d'origine magrébine: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Après cet épisode, Claude Guéant, le conseiller du locataire de l'Elysée, pourra encore un peu plus regretté comme il l'a fait ce vendredi matin sur Radio Classique et Public Sénat: "C'est vrai qu'il (Sarkozy) souffre d'un défaut d'affection des Français".
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27.01.2012
L’INTERNAT DE LA DISCORDE

La majorité socialiste et des Verts du conseil général de l’Essonne et la Municipalité d’Evry veulent imposer l’ouverture dans le cadre d’un projet gouvernemental d’un « Internat dit d’Excellence » contre l’avis de la principale fédération de Parents d’élèves, la FCPE, et contre l’avis de la quasi-totalité des Syndicats d’enseignants.
Au conseil général, à la Municipalité d’Evry seuls, les élus communistes se sont exprimés clairement contre ce projet
L’Excellence pour tous en Essonne
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA appellent les personnels à manifester leur opposition à la création d’un Internat d’Excellence au collège Le Village d’Evry.
Alors que depuis 5 ans le Ministère de l’Education Nationale supprime des dizaines de milliers de postes, entraînant des régressions sans précédent de l’Education Prioritaire et des dispositifs d’aides aux élèves (RASED, …), la création d’Internat d’Excellence n’est qu’une vitrine pour cacher cette politique.
Cet Internat accueillerait à terme 42 élèves qui, selon les termes officiels, seraient « motivés, sans problème de comportement particulier, et qui ne dispose pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour étudier ». Nous connaissons des milliers d’élèves dans cette situation et pour une part d’entre eux, la solution de l’internat serait envisageable.
Alors ?
Alors, justement, ce dispositif ne répond pas à une population en général mais à quelques individus.
Alors, ce dispositif écarte les élèves ayant des « problèmes de comportement ». Pourtant, ce peut être une des conséquences d’un « environnement quotidien » difficile.
Alors, ce dispositif fait croire que l’élève a des « talents innés » que l’environnement empêcherait de révéler.
Ce dispositif est donc bien marqué idéologiquement comme le reste de la politique du gouvernement : il est le pendant de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) qui accueille « des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement ».
Ainsi, on ne cherche plus à éduquer ensemble (avec des mesures particulières, si besoin) des élèves dans leur diversité, mais à faire entrer chacun dans une case.
Ces Internats d’Excellence sont aussi une nouvelle atteinte au droit commun du service public de l’Education Nationale : ciblage des élèves, évaluations inquisitoriales (comparaison des résultats de l’élève avec sa fratrie), mise en cause du statut des personnels, recherche de financement privé, opérations promotionnelles sans rapport avec les objectifs éducatifs et pédagogiques.
D’ailleurs, ni les personnels, ni les parents d’élèves du collège n’ont jamais été invités à l’élaboration de ce projet qui tombe d’un accord Inspection Académique/ Conseil Général/ Préfecture avec peut-être la Mairie.
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA regrettent l’engagement du Conseil Général de l’Essonne dans ce dispositif. Elles estiment que les 1 million 600 mille euros d’investissement pourraient être engagés sur des objectifs plus républicains : il s’agit d’apporter l’excellence à tous les élèves !
Rassemblement, mardi 31 janvier à 18h30 devant le collège Le Village d’Evry
A l’occasion des vœux du Conseil Général
EVRY ELUS PCF : COLLEGE DU VILLAGE, L'EXELLENCE TOUS LES ELEVES DOIVENT Y AVOIR DROITS
L’école de la république est d’abord l’école de tous et si un internat dit d’excellence à Evry peut avoir un intérêt, il ne peut exister qu’au sein d’une éducation nationale, priorité de tous et disposant de tous les moyens nécessaires, nous sommes bien loin du compte avec un gouvernement qui a supprimé près de 100 000 postes d’enseignants en 5 ans.
Cet internat dont les élèves seront originaires de 20 collèges du département de l‘Essonne, concernerait à terme 42 élèves, mais que faire du 43e ; 45e etc.…
C’est pourquoi, le groupe communiste du conseil municipal d’Evry, s’interroge avec les parents et les enseignants sur la pertinence d’une telle création dont le coût global sera de 1 680 000 € (40 000 € par élève) dont la moitié à la charge du conseil général alors que des moyens financiers et humains manquent cruellement partout.
L’excellence, tous les élèves doivent y avoir droit.
Avec le parti communiste et le front de gauche, construisons une éducation pour tous qui permette aux meilleurs comme au moins bons de s’épanouir pleinement.
Christian Pigaglio pour le groupe des élus communistes d'Evry
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24.01.2012
Faut-il un grand stade de rugby en Île-de-France ?
La Fédération Française de Rugby a fait le choix de retenir la candidature portée par l'agglomération Evry Centre Essonne pour la dernière phase de sélection du site qui accueillera son futur Grand Stade et celle d’Orly Rungis-Seine Amont dans le Val de Marne.
Coup de sifflet final en juin prochain pour départager les deux derniers candidats.
Mais un grand stade de rugby en Ile de France est-il nécessaire ?
Débat croisé entre Laurent Garnier, Vice-président PCF du Conseil général du Val-de-Marne, Président de l’Établissement public d’aménagement Orly Rungis-Seine Amont. Jean-François Bourg, Chercheur au Centre de droit et d’économie du Sport-OMIJ (université de Limoges), directeur de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Brive.
Répondre à l’appel d’offres de la Fédération française de rugby (FFR) pour un nouveau grand stade pour l’équipe de France, quelle est l’utilité pour une collectivité locale ?
Laurent Garnier. En ce qui concerne le Val-de-Marne, cela s’inscrit dans une démarche importante de renouvellement urbain et aussi économique. Le Val-de-Marne est le premier pôle économique du Sud francilien et le deuxième de l’Île-de-France avec ses 170 000 salariés.
Notre département compte aujourd’hui de plus en plus dans le développement régional. Nous avons longtemps eu une position d’arrière-cour avec des servitudes qui nous ont été historiquement imposées pour développer la métropole francilienne. Nous accueillions les grands cimetières parisiens, toutes les usines d’eau potable, les usines des déchets ménagers. Mais nous sommes passés d’un territoire de servitudes à celui de support du développement régional. Pourtant, ce développement n’apporte pas dans le même temps de publicité au niveau national et international.
Un équipement comme ce stade de rugby donnerait encore plus de lisibilité à notre département et renforcerait l’attractivité pour les entreprises. Et n’oublions pas l’image tout à fait positive qu’apporte le rugby.
Jean-François Bourg. Ça c’est l’affichage, même si je comprends parfaitement ce besoin de reconnaissance ! Inévitablement, si vous injectez de l’argent dans le circuit économique, il y a des retombées. Mais investir l’argent autrement n’aurait-il pas autant de retombées ?
N’y a-t-il pas un meilleur investissement à faire au regard de l’utilité sociale ou du bien-être de la population ? Ce type de projet en fait, cela s’appelle un coup d’opportunité. Je trouve que l’on surestime trop souvent en amont les retombées et sous-estime les coûts d’investissement et de fonctionnement. Ce qui est perturbant, quand on est économiste, c’est d’entendre dire que cela crée de l’emploi, de l’activité.
Certes, mais cela en créerait peut-être plus ou autant et cela aurait une utilité sociale plus grande ailleurs. Quand on dit que l’on va faire un stade de 80 000 places avec 20 événements alors que, par ailleurs, il y a déjà une offre très importante dans le secteur, je ne trouve pas cela étonnant.
Construire un grand stade a un coût élevé et des retombées pas toujours évidentes donc. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Laurent Garnier. Oui, je le pense et puis il faut préciser que le coût ne sera pas porté par les contribuables val-de-marnais. On entre ainsi dans une dynamique urbaine. De toute manière, ces projets d’aménagement étaient antérieurs à la candidature.
Un équipement d’importance accélère souvent les choses. Ce seront plusieurs milliards d’investissement qui seront portés sur ce site dans les prochaines années. Il y aura des investissements publics extrêmement lourds. Le stade est un élément qui pourra accélérer ce développement. Ce sera un moteur et pour le Val-de-Marne et pour l’Essonne.
Jean-François Bourg. Ce n’est pas le fait qu’il y ait un nouveau grand stade qui pose problème. Mais après, quel est le contexte ? N’oublions pas que les collectivités ont à faire face à un renouvellement des installations sportives du sport pour tous et que la situation économique est mauvaise. Même si c’est un investissement privé, l’onde de choc aura forcément un impact sur les autres installations qui ont besoin d’un rajeunissement.
Il y aura moins d’argent pour le sport à la base, d’une manière ou d’une autre. Et puis, n’y a-t-il pas une offre excédentaire, voire superflue, sur Paris et l’Île-de-France ? Le Stade de France, le Parc des Princes, Jean-Bouin en rénovation, le projet du Racing. Cela fait beaucoup d’enceintes dans le même secteur géographique avec de l’argent public de manière directe ou indirecte.
La FFR se base sur des concerts et autres événements en dehors du rugby mais le modèle économique est loin d’être garanti. Au niveau international, les grandes enceintes sportives comme celles d’Amérique du Nord ont jusqu’à 200 événements par an dont le sport qui représente un tiers de ce chiffre. Là, on nous parle d’une vingtaine d’événements par saison, dont sept de rugby. Cela paraît un peu riquiqui ?
Paris et sa région sont déjà bien fournis en grandes enceintes sportives. Une de plus est-elle alors nécessaire ?
Laurent Garnier. On nous dit que Paris doit être ville du monde, on nous parle de l’attractivité métropolitaine. Si on veut que Paris soit ville du monde, il faut s’en donner les moyens. Londres possède un nombre incroyable de grandes enceintes sportives et cela marche. Être dans la première région européenne en termes de produit intérieur brut, avoir 11 millions d’habitants et ne pas avoir un stade qui offre la possibilité d’être couvert et qui donc n’est pas toujours utilisable, on est franchement loin d’être suréquipé.
Jean-François Bourg. L’intérêt de la FFR à dire que c’est nécessaire est compréhensible, mais est-ce vraiment dans l’intérêt général ? Quelle sera la part de l’investissement public qui existera de toute manière dans tous les investissements périphériques ?
Le contribuable va y être forcément de sa poche. Certes, le parc des grandes installations sportives en France est âgé, obsolète, monofonctionnel. Cela, je le comprends ! Mais après, il faut déterminer les complémentarités et c’est là que l’État doit intervenir. On l’entend très peu sur le sujet, c’est dommageable.
Qu’est-ce qu’apporte finalement à un département, à une région, l’implantation d’un grand stade de rugby ?
Laurent Garnier. Cela nous amènera une adresse. Orly et Rungis sont connus dans le monde entier et pourtant personne ne sait que c’est dans le Val-de-Marne. Même l’institut Gustave-Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer, est pour beaucoup à Paris. J’ai vécu l’implantation du MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne), cela a créé beaucoup d’émulation et souvent chez ceux qui étaient le plus en difficulté. Vivre sur un territoire reconnu et valorisé est un élément tout à fait positif.
Ne pas avoir ce grand stade ce serait un beau gâchis, car c’est un accélérateur qui permettra d’avoir des retombées non seulement économiques mais aussi en termes de cohésion sociale. Au-delà de la volonté de la FFR de trouver une indépendance et financière en ayant son stade. Ne pas avoir ce stade sera dommageable pour nous mais aussi pour la métropole parisienne.
Jean-François Bourg. En termes culturel, identitaire, je peux comprendre ce point de vue, les stades sont des sortes de nouvelles cathédrales ! Il y a en effet d’autres impacts que ceux économiques. Cela peut renforcer la fierté d’appartenance à une entité géographique. Même si ce n’est pas chiffrable, cet argument est recevable. Un stade peut aussi avoir, dans le cadre d’un grand projet, un effet levier intéressant. Mais ce qui me choque, c’est lorsque l’on me parle de retombées économiques évidentes.
Entretiens croisés réalisés par Éric Serres pour l’Humanité
Photos : projet du grand stade à Ris Orangis, et jeunes joueurs de rugby d’Evry (photos exclusives E-Mosaïque).
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| Tags : rugby, grand stade, evry, orly, val de marne |
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14.01.2012
ROMS : EXPULSION, EVACUATION, DES MAUX POUR LE DIRE
Au petit matin à Evry une centaine de gendarmes mobiles ont expulsé après avoir détruit méthodiquement les baraquements provisoires installés au rond point du CNES à Evry une centaine de Roms dont une trentaine d’enfants de bas âge sur décision du préfet, c’est-à-dire du gouvernement en application malheureusement d’un arrêté de la municipalité rédigé à la demande du représentant de l’Etat.
Je peux témoigner de tout cela parce alerté par les associations humanitaires et de solidarité dont l’ASEFRR qui coordonne l’aide aux familles de Roms du 91 et présidé par S Guichard j’étais présent.
J’ai été frappé par la dignité et la détresse de toutes ses familles ballotées au gré de toutes ces opérations inhumaines décidées par le pouvoir public. J’ai été frappé en voyant cet alignement impeccable de ces gendarmes cernant le camp des Roms rappelant (et la comparaison s’arrête là) des images d’archives où des « parias de l’époque » étaient regroupés avant d’être évacués vers d’autres camps.
A l’occasion, évacué est d’ailleurs le terme mensonger employé par TF1 et d'autres médias relatant cet évènement malheureux. Expulser est le terme plus juste employé par le Secours Catholique et l’ASEFRR.
Le dictionnaire est clair sur les définitions :
- Evacuer : faire sortir, transporter quelqu’un dans un autre endroit.
- Expulsion : action d’expulser. Expulsion d’un indésirable.
Et là aussi je peux en témoigner, il s’agit bien en plein hiver d’une expulsion sauvage et illégale pratiquée par l’Etat puisque aucune solution de relogement n’a été proposée à ces familles. Avec les associations j’ai d’ailleurs moi-même accompagné ces familles à la Maison de la Solidarité du conseil général pour qu’une solution au moins provisoire puisse être trouvée.
La situation des familles Roms à Evry et dans tout le pays doit trouver une issue durable et humaine en ce qui concerne notamment le logement.
Le 27 mars 2010 une résolution émanant de 7 groupes politiques du Parlement Européen dont les communistes, les socialistes, les Verts et la Droite excepté son extrême demandait aux Etats à propos du sort des citoyens de l’Union d’origine rom « de respecter la chartre et les droits fondamentaux de l‘UE, notamment en fournissant une aide et un suivi appropriés ».
C’Est-ce combat du respect de l’humain qu’il est important de mener pour les familles Roms, mais également pour toutes les familles qui souffrent de la misère, du racisme, de l’exclusion engendrés aujourd’hui par l’Europe libérale et le gouvernement Sarkozyste.
Diego Diaz, maire adjoint communiste d’Evry
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11.01.2012
Éducation : Henriette Zoughebi dénonce les suppressions de postes en Île-de-France
La région Ile-de-France, par la voix d'Henriette Zoughebi, vice-présidente (PCF) chargée des lycées et aux politiques éducatives, a dénoncé mardi les nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée 2012 dans l'éducation nationale, craignant ses effets sur les fermetures de classe.
"Sur les trois académies que compte la région, 988 suppressions sont annoncées dans le second degré, ce qui porte à 6.513 le nombre d'emplois supprimés dans les lycées et collèges franciliens depuis 2007", précise la conseillère régionale communiste de Seine-Saint-Denis. Pour les écoles, les académies de Versailles et de Créteil font partie de celles qui perdront le plus de postes à la rentrée 2012 (260 pour Versailles et 233 pour Créteil). Il en est de même pour les collèges et les lycées, 495 pour Versailles et 362 pour Créteil. Le ministère de l'Education nationale prévoit en tout la suppression de 14.000 postes d'enseignants.
Selon Henriette Zoughebi, cette situation risque d'entraîner "une augmentation des effectifs d'élèves par classe au détriment de la réussite de toutes et tous". L'élue déplore également que la mise en oeuvre de la réforme de la filière technologique tertiaire à la rentrée 2012, après celle des voies technologiques industrielles en 2011, "s'accompagne du projet de fermeture de 30 classes". Dans la seule académie de Versailles, cette mesure "conduit à la disparition pure et simple de cette formation dans de nombreux établissements", affirme-t-elle.
Elle rappelle par ailleurs que la région "n'est pas favorable à la création de formations en apprentissage si elles se substituent à des formations existantes sous statut scolaire" et "ne souhaite pas développer des classes mixtes mêlant lycéens sous statuts scolaire et salarié".
Photo exclusive E-Mosaïque : Henriette Zoughebi entourée de Jean Paul Huchon Président du Conseil Régional et Manuel Valls Maire d'Evry lors de l'inauguration du Lycée des Loges à Evry
10:10 Publié dans Actualités, Collectvités locales, Informations locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : education, pcf, enseignants, collèges, lycées, ile-de-france |
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09.01.2012
CORBEIL : SORTIE NATIONALE DU FILM - LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE
C’est un film qui vous saisit, vous tient fermement du commencement à la fin. Et vous fait terriblement réfléchir ». Costas Gravas, réalisateur du film Z.
Clin d’œil au film et à l’histoire de la ville c’est au cinéma Arcel de Corbeil sauvé grâce à la mobilisation des habitants de la ville et de certains de ses élus comme le conseiller général Bruno Piriou présent pour cet avant première que le film documentaire « les nouveaux chiens de garde » proposé par les amis du Monde Diplomatique, a été présenté pour la première fois au public en France. A l’occasion la salle était archicomble, de nombreux spectateurs étaient invités à revenir à d’autres séances.
Le titre du film « les nouveaux chiens de garde » est tiré de l’ouvrage de Paul Nizan écrit en 1932 qui dénonçait les philosophes qui à l’époque sous couvert de neutralité garantissaient la perpétuation de l’idéologie bourgeoise.
Aujourd’hui, les nouveaux chiens de garde se sont ses journalistes (une poignée mais présents partout), ses économistes de la pensée unique (dont on affichent les titres universitaires mais jamais leurs présences dans les conseils d’administration des grandes entreprises qu’ils servent, comme les chiens servent leurs maitres), les « experts » incapables de prononcer une phrase si quelques mots comme « réforme, austérité, crise… » sont enlevés. Ses chiens de garde sont imbibés dans un monde restreint où personnalités politiques, économiques se retrouvent, vivent ensemble, se congratulent, aboient en saluant et proposant un système économique libéral unique où deux choix sont possibles celui de l’austérité et celui de l’austérité pour les autres, parce pour eux aucune inquiétude pour le lendemain.
Gare à celui qui ne pense pas bien, il est irrémédiablement écarté et interdit d’antenne comme l’est, ce film dont la production et la diffusion ont été refusées par toutes les chaines de Télévision publiques ou privées.
C’est sur fond propre que Jacques Kisner a produit ce film qui est un film salutaire qui pendant une heure et demi vous plonge dans ce monde des médias qui pratique le « lavage de cerveau » à haute dose pour imposer une conception de la société unique où l’argent est roi et la pensée esclave.
Après la projection de ce film saluée par les applaudissements de la salle, un débat passionné animé par Caroline Vié, critique de cinéma et journaliste à 20 Minutes, s’est engagé avec Yannick Kergoat réalisateur du film, Renaud Lambert journaliste au Monde Diplomatique.
L’inquiétude sur la manipulation imposée aujourd’hui aux esprits par la concentration anormale du pouvoir de l’argent et des médias a été soulevé. L’espoir d’une alternative politique qui pourrait légiférer pour éviter ce scandale quotidien a été largement abordé mais sans optimisme excessif.
Les rôle de contre pouvoir de quelques médias a été souligné comme celui du Monde Diplomatique, de l’Humanité, de quelques Blogs. Le rôle d’informateurs des militants politiques, syndicaux, associatifs opposés aux idées libérales a été souligné.
Ce film à bien des égards est salutaire, et représente une bouffée d’oxygène dans ce monde médiatique et politique où le corset de la pensée unique veut être imposé à tous pour l’intérêt exclusif de privilégiés de la fortune propriétaires de 90 % des moyens d’expression et de diffusion existants en France.
Diaz Diego pour E-Mosaïque, photo BP
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28.12.2011
À Évry, l’internat d’excellence contesté
Le coûteux projet de structure qui doit ouvrir ses portes en septembre 2012 suscite l’indignation des équipes éducatives, qui réclament des moyens pour tous les élèves.
Vitrine médiatique de la politique éducative du gouvernement, les internats « d’excellence » passent beaucoup moins bien sur le terrain qu’à la télé. Depuis un mois, le projet de structure qui doit ouvrir ses portes à la rentrée prochaine au collège du Village, à Évry (Essonne), rencontre une solide opposition des enseignants et des parents d’élèves.
Le 15 décembre, plus de 70 % des profs de l’établissement, ainsi que tout le personnel de la vie scolaire, étaient en grève pour dénoncer ce futur internat. Et, la semaine dernière, la fédération départementale de la FCPE a interpellé le conseil général de l’Essonne, partenaire de l’inspection d’académie dans ce projet, pour lui demander de renoncer à ce « miroir aux alouettes ».
Rescapés du plan Espoir banlieues de 2008, les internats d’excellence – on en compte treize actuellement – font partie des mesures défendues par le chef de l’État pour « casser le ghetto scolaire ». La circulaire d’application vise à permettre à des élèves « méritants et motivés, ne bénéficiant pas d’un environnement propice aux études, d’exprimer tout leur potentiel ».
à Évry, le futur internat devrait accueillir en septembre prochain sept élèves et, d’ici trois ans, une quarantaine. Le coût d’investissement est énorme : 1 680 000 euros, financés à moitié par l’État et à moitié par le conseil général, soit 40 000 euros par élève. Ce qui fait bondir Patrice Coulon, le président de la FCPE de l’Essonne. « D’un côté, on supprime à tour de bras des postes d’enseignant, on détruit les Rased, on stoppe la scolarisation des moins de trois ans, on bourre les classes de lycéens et, de l’autre, on donne tous les moyens à une quarantaine d’élèves pour montrer qu’on fait quelque chose. C’est lamentable. L’excellence, elle doit être pour tout le monde. »
La FSU est particulièrement remontée contre le département. « Que l’éducation nationale mette en œuvre la politique du gouvernement, c’est normal, mais que le PS soutienne cette initiative, c’est absurde », dénonçait récemment Alain Goiny, secrétaire départemental du syndicat.
L’affaire passe d’autant plus mal que le collège est confronté à une érosion de ses effectifs, à une hausse des dégradations matérielles et à un regain de violence. « Les moyens humains ne cessent de diminuer alors que nous sommes confrontés à des problématiques toujours plus complexes, s’agace l’équipe éducative. La mise en place d’un internat d’excellence ne répond pas aux priorités de nos élèves. » Mais sûrement plus à celle du gouvernement…
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21.12.2011
Grand Paris, les contribuables franciliens paient l’addition !
Le « Grand Paris » fait l’objet de nombreux débats. Ce projet est d’abord et surtout un projet capitalistique qui consacre l’idée d’une métropole financière de rang mondial, mais dont la majorité des salariés et habitants franciliens n’ont rien de bon à attendre en matière de transports, de logement, de services publics etc… Car l’objectif est de faire de l’Ile-de-France une place forte financière qui entrerait en concurrence avec les autres places financières européennes telles Londres ou Francfort.
Et dans un tel contexte, les transports sont un enjeu essentiel dans cette logique capitalistique, l’organisation des transports précédant souvent l’aménagement du territoire.
Il en est ainsi du projet « Grand Paris Express ». Si certains localement peuvent y trouver une réponse à leurs problèmes de transports, globalement ce projet ne répond pas aux attentes et besoins des populations, particulièrement celles qui sont moins fournies en matière de transports collectif. Et pourtant tous les contribuables franciliens vont payer ce projet « Grand Paris ».
Ainsi tous les propriétaires et locataires doivent mettre la main au porte monnaie. En effet, que ce soit sur la taxe foncière ou la taxe d’habitation 2011, est apparue une ligne en forte progression (+ 160 % à + de 200 %) dans la colonne taxe sociale d’équipement (TSE). Et en bas de page, en tout petit, on vous explique que la taxe spéciale d’équipement comprend la TSE « grand Paris » pour X Euros.
Oui, dans la plus grand discrétion, tous les franciliens sont ponctionnés pour financer ce « Grand Paris » dont ils ont peu d’informations concrètes, mais qui pour beaucoup n’apportera rien dans leur quotidien, ou pire pourra l’aggraver, avec une amplification des inégalités territoriales concernant le logement, les transports, la santé, l’éducation, les services publics etc…
Ainsi on note, que dans ce projet « Grand Paris » le transport des marchandises est totalement absent et le nouveau projet d’infrastructure qu’est le « Grand Paris Express » s’il reste en l’état ne le permet pas. Mais là n’est pas leur objectif qui lui est de desservir (servir) des pôles d’excellences au service du capital. Peu importe le reste de la région. Dans leur logique capitalistique, l’industrie et l’emploi industriels, sont eux aussi appelés à fortement diminuer alors que c’est bien sur une industrie forte, renouvelée et rénovée que repose l’économie. Rappelons que l’Ile-de-France demeure la première région industrielle française, et qu’elle en a historiquement toujours puisé sa puissance.
C’est pourquoi nous combattons cette désindustrialisation de l’Ile-de-France qui est très inquiétante. Les emplois et activités de services et tertiaires ne suffisent pas à pérenniser un développement économique et social durable.
Avec ce « Grand Paris » nous connaissons une situation nouvelle avec un détournement du sens des transports qui n’est plus de répondre aux besoins des usagers et des populations, de participer à l’aménagement du territoire et au développement industriel, mais répondre uniquement au besoin du capital. Les franciliens n’ont pas à payer cette logique. Leurs attentes, c’est une amélioration immédiate de leurs conditions de transports, sachant qu’avec les réorganisations, les délocalisations, le coût du logement, les temps de transports ne cessent de s’allonger.
D’autres choix sont possibles et nécessaires passant aussi pour d’autres financements. En commençant par mettre à contribution ceux qui profitent (au sens de faire du profit) en territoire des équipements publics et du transport (grande distribution, industrie du tourisme, zones logistiques …) via une fiscalité qui alimente les fonds régionaux.
Il faut également généraliser le versement transports, impôts sur les entreprises pour qu’elles participent aux financements des équipements transports, réformer la fiscalité du transport professionnel avec prise en compte des coûts externes aujourd’hui à charge de la collectivité (pollution, nuisances, infrastructures, accidents…)
La CGT propose la création d’un pôle financier public ! La maitrise publique du système de transport est nécessaire, elle est possible, c’est un choix politique, le service public de transport à besoin d’être renforcé !
Communiqué de la CGT Île-de-France
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| Tags : grand paris, impôts, cgt, industrie |
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08.12.2011
EVRY PREFECTURE : POUR LE RESPECT ET LA DIGNITE HUMAINE
Depuis plusieurs mois la même scène, d’un mauvais film est visible devant la Préfecture de l’Essonne, symbole pourtant de notre République, libre égale et fraternelle.
Plusieurs centaines de personnes attendent l’ouverture du guichet unique du département réservé aux personnes d’origine étrangère afin de traiter des dossiers de renouvellement des cartes de séjours, ou des demandes d’autorisation de sortie du territoire. Ce ne sont pas des voleurs, la quasi-totalité d’entre eux sont en situation régulières et pourtant l’accueil qui leur est réservé est indigne.
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il gèle ils attendent devant la Préfecture depuis la veille, y passant la nuit entière pour obtenir dans le meilleur des cas le sésame leur permettant un traitement de leurs dossiers.
Les interventions des associations, des parlementaires, des citoyens, les reportages nombreux relatant cette situation honteuse à la télévision, dans les journaux, sur le web n’ont pas modifié d’un iota la position du Préfet, représentant de l’Etat Sarkozyste sur ce scandale permanent.
UN RASSEMBLEMENT DETERMINE ET COMBATIF
C’est pour dénoncer cette situation ignoble qu’un rassemblement original s’est tenu devant la Préfecture de l’Essonne dès 6 heure du matin à l’appel de RESF, de la Ligue des Droits de l’Homme, de Act Up, de la CGT, de la FSU, de Solidaires et d’autres.
Cette initiative était soutenue par les Partis Politiques de Gauche et de nombreuses personnalités dont le Président du Conseil général de l’Essonne J Guedj.
Les militants syndicaux et du Parti Communistes étaient fortement représentés à cette initiative. Une forte délégation des Roms était présente et a assuré l’animation musicale.
Ce rassemblement autour des personnes étrangères en attente depuis la veille a permis le partage d’un petit déjeuner solidaire joyeux et en même temps empreint de sérieux devant cette situation sociale ubuesque et indigne.
Une délégation de principe a ensuite été reçue par des sous-représentants du Préfet sans résultats tangibles.
Dans toute l’Ile de France des actions similaires ont été mené en notant que certaines préfectures ont mis en place des dispositifs d’accueil plus humains.
Les militants présents étaent déterminés à continuer et amplifier ce mouvement d’indignation pour que ce scandale cesse.
Photos, texte et vidéo exclusif E-Mosaïque
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04.12.2011
Ambroise Croizat le bâtisseur de la Sécurité sociale, celui à qui il avait donné le goût de la dignité
Ouvrier métallurgiste à treize ans, député communiste du Front populaire, il participe à l'élaboration, dans la clandestinité, du programme du Conseil national de la résistance qui débouche, à la libération, alors qu'il est ministre du Travail, sur la création de la Sécurité sociale.
La ville de Paris vient de lui rendre hommage, en inaugurant une place à son nom. Une rue de la ville d'Evry porte aussi son nom, là où se trouve le siège de la CPAM de l'Essonne. La ville de Corbeil, UMP, au contraire a débaptisé le nom de la rue qui depuis depuis des années l'honorait.
« Jamais nous ne tolérerons qu'un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. »
Cette phrase, prononcée par Ambroise Croizat lors de son dernier discours à l'Assemblée nationale, le 24 octobre 1950, sera mardi le fil rouge de l'inauguration de la place qui est lui est enfin dévolue au cœur de Paris (La place Ambroise Croizat se situe à l'intersection de l’avenue Paul Appell et des rues Porto-Riche et Monticelli, dans le 14è arrondissement de la capitale.) Un slogan brûlant d'actualité à l'heure du détricotage des acquis et qui sonne comme un hommage à un parcours qui a fait du « bâtisseur de la Sécurité sociale », l'un de ceux qui ont forgé la dignité de notre identité sociale.
Il faut rappeler ce chemin entamé un 28 janvier 1901, dans l'éclat des fours de Savoie ou son père, Antoine, est manœuvre. En cette aurore du siècle, dans la cité ouvrière de Notre-Dame-de-Briançon, on vit la misère qui court les pages de Germinal. Pas de Sécurité sociale, pas de retraite. L'espoir, c'est le père d'Ambroise qui l'incarne. Fondateur du syndicat CGT, il lance la première grève pour une protection sociale de dignité. Il l'obtient mais de vieilles revanches l'invitent à s'embaucher ailleurs. 1907. Ugine, autre grève, errance obligée vers Lyon. C'est là qu'Ambroise prend le relais du père.
Á treize ans, il est ajusteur. Derrière l'établi, les mots du père fécondent : « Ne plie pas, petit. Le siècle s'ouvre… » Ambroise adhère à la CGT. Á dix-sept ans, il anime les grèves de la métallurgie. Reste à faire le pas. Celui de Tours, ou il entre au PCF. « On le voyait partout, dit un témoin, devant les usines, au cœur d'une assemblée paysanne. Proche du peuple d'ou il venait. »
Antimilitarisme, anticolonialisme tissent les chemins du jeune communiste. 1927. Il est secrétaire de la fédération des métaux CGTU. « Militant ambulant », un baluchon de Vie ouvrière à vendre pour tout salaire. Commence un périple ou il anime les révoltes de Marseille et du Nord, tandis que sur le terreau de la crise germe le fascisme. « S'unir, disait-il, pas unis, pas d'acquis ! » Ces mots, il les laisse au cœur des luttes ou se dessinent les espérances du Front populaire.
En 1936, Ambroise est élu député du PCF dans le 14e arrondissement. Il impose la loi sur les conventions collectives. Présent à Matignon, il donne aux accords du même nom, la couleur des congés payés et de la semaine de quarante heures.
Vient l'année noire, 1939. Arrêté le 7 octobre avec trente-cinq autres députés communistes, il est incarcéré à la Santé. Fers aux pieds, il traverse quatorze prisons avant de subir les horreurs du bagne d'Alger. Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire autour du général de Gaulle. Là, mûrissent les rêves du La pl&ace Ambrouse Croizat se situe dans le 14è arrondissement de Paris, Conseil national de la résistance (CNR).
La Sécurité sociale, bien sûr, dont le postulat colore le programme de mars 1944 : « Nous, combattants de l'ombre, exigeons la mise en place d'un plan complet de sécurité sociale vivant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence dans tous les cas ou ils sont incapables de se le procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l'État. »
Á la tête d'une commission de résistants, Ambroise trace dès l'été 1943 les moutures de ce qui va devenir l'un des systèmes sociaux les plus enviés au monde. « Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! » écrit-il le 14 janvier 1944. C'est cette réflexion collective, mûrie par François Billoux, ministre de la Santé, qui aboutit à l'ordonnance d'octobre 1945. Le texte écrit, reste à bâtir. Le chantier débute en novembre 1945, quand il est nommé au ministère du Travail.
Centre trente-huit caisses sont édifiées en deux ans sous sa maîtrise d'œuvre par un peuple anonyme après le travail ou sur le temps des congés. P. Laroque, technicien chargé de la mise en place du régime, déclarait en 1947 : « En dix mois et malgré les oppositions, a été construite cette structure solidaire alors que les Anglais n'ont pu mettre en application le plan Beveridge, qui date de 1942, qu'en 1948. Il faut dire l'appui irremplaçable d'Ambroise Croizat.
Son entière confiance manifestée aux hommes de terrain est à l'origine d'un succès aussi remarquable. » Rappelons combien le rapport de forces de l'époque permit la naissance de l'institution : un PCF à 29 % ; 5 millions d'adhérents à la CGT, qui a joué un rôle fondateur ; une classe ouvrière grandie par l'héroïsme de sa résistance. Là ne s'arrête pas l'héritage.
Ambroise laisse à l'agenda du siècle ses plus belles conquêtes : la généralisation des retraites, des prestations familiales uniques au monde, les comités d'entreprise, la médecine du travail, les statuts des mineurs et des électriciens et gaziers (cosignés avec M. Paul), la prévention dans l'entreprise, la reconnaissance des maladies professionnelles... « Jamais nous ne tolérerons que soit rogné un seul des avantages de la Sécurité sociale… » Un cri répété demain, place Ambroise Croizat, pour que la Sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais demeure ce qu'Ambroise a toujours voulu qu'elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart contre le rejet et l'exclusion.
Ambroise meurt en février 1951. Ils étaient un million à l'accompagner au Père-Lachaise. Le peuple de France, « celui à qui il avait donné le goût de la dignité », écrivait Jean-Pierre Chabrol.
Michel Etiévent (*) Auteur d'Ambroise Croizat ou l'invention sociale et de Marcel Paul, Ambroise Croizat, chemins croisés d'innovation sociale. Livres disponibles auprès de l'auteur, 520 avenue des Thermes, 73600 Salins-les-Thermes (25 euros l'un + 5 euros de port l'unité).
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