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05.03.2010

DEBAT PIERRE LAURENT - VALERIE PECRESSE

laurentd.jpgValerie_Pecresse.jpgLes têtes de liste de l'UMP et du Front de gauche pour les régionales en IdF, Valérie Pécresse et Pierre Laurent, ont développé jeudi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) des visions antagonistes de l'Ile-de-France au cours d'un débat de fond parfois vif mais courtois.

"Vous fuyez le débat sur les politiques nationales et voulez mettre les régions au service de ces politiques, ce qui serait absolument catastrophique", a affirmé le numéro deux du PCF.

"Nous, nous voulons faire des régions de résistance aux logiques libérales et les ancrer sur les valeurs de solidarité et d'égalité", a dit M. Laurent.

Mme Pécresse lui a répondu que le débat avait "montré qu'il y a une vraie méconnaissance de la part des Franciliens de ce que la région pourrait faire pour eux, en matière de qualité dans les transports, formation et développement économique".

"Notre projet est un projet d'investissement dans l'avenir, qui fait le pari de faire la prospérité de l'IdF avec les Franciliens", a ajouté la ministre de l'Enseignement supérieur, reprochant à M. Laurent de prôner "des vieilles recettes" comme "l'emploi public" ou des "dépenses publiques".

Selon elle, ça "ne mène qu'à une seule chose, une pression fiscale maximale qui empêche la création de richesses".

Une bonne partie du débat, arbitré par Pierre-Luc Séguillon, a porté sur les transports.

M. Laurent a défendu la mise en place d'un pass à 56 euros pour le transport de tous les habitants d'Ile-de-France, destiné à remplacer le "Pass Navigo" à tarification par zones.

Il a également critiqué le projet de "concentration de toute l'organisation des transports autour du grand huit" du secrétaire d'Etat Christian Blanc "qui vise à relier les centres d'affaires" alors que selon le responsable PCF "il faut desservir tous les territoires, tous les quartiers".

Mme Pécresse a répondu que le projet de transports du Grand Paris était "une toile d'araignée des transports", dont les 21 projets du contrat de projets Etat-région.

A propos du pass à 56 euros, qui coûterait "700 à 800 millions d'euros par an, c'est M. Huchon (son adversaire PS) qui le dit", elle a estimé que "l'urgence aujourd'hui est un plan de qualité de service", "qui s'est considérablement dégradée depuis 2004".

La candidate UMP a demandé à M. Laurent si lors de l'accord de fusion du Front de gauche avec la liste PS entre les deux tours, il abandonnerait son idée "phare" de pass à 56 euros.

M. Laurent, dont la liste est créditée de 7% d'intentions de vote dans les sondages, a répondu: "Sûrement pas, nous continuerons à nous battre sur cette mesure (...) ensuite nous fusionnerons et nous continuerons de mener la bataille".

D'après journaux et AFP

28.02.2010

REGIONALES ILE DE FRANCE : 12 LISTES POUR 209 SIEGES

regionale1.JPGLes électeurs Franciliens auront le choix entre 12 listes le 14 mars pour élire 209 conseillers régionaux.

Parmi ces listes les plus sérieuses sont celles menées par Valérie Pécresse pour l’UMP, Europe Ecologie avec Cécile Duflot, la Front de Gauche mené par Pierre Laurent, celle du PS avec le Président sortant Jean Paul Huchon, le Front National, le NPA et le MODEM.

Les 209 élus seront répartis dans les 8 départements de l’Ile de France. Pour l’Essonne ce sont des listes avec 23 candidats qui sont présentées aux suffrages des électeurs.

Les principales sont celles du PS avec Julien Dray tête de liste, l’UMP avec la ministre Nathalie Kosciusko-Moricet, les Verts avec Jean-Vincent Placé, et enfin celle du Front de Gauche mené par François Delapierre.

Le mandat des élus est fixé à 4 ans, c'est-à-dire 2014 date où la nouvelle réforme territoriale devrait être mise en place avec la disparition de fait des conseils généraux à l’échelle des départements.

Les listes qui le 14 mars auront obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés pourront se maintenir, celles qui obtiendront entre 5 et 10 % des voix pourront fusionner avec les premières, et celles dont le pourcentage est de moins de 5 % disparaîtront.

Ce mode d’élection, ajouté à la méconnaissance du rôle tenu par les conseillers régionaux expliquent les prévisions d’abstentions records que les sondages prévoient.

conseilregional.jpgLe conseil régional pourtant gère un budget considérable de 4,6 milliards d’€, soit 5 fois celui du département de l’Essonne emploie 10 000 agents et intervient dans les domaines essentiels que sont le transport, les lycées, la formation professionnelle, l'activité économique, le tourisme,  le logement, le soutien associatif.

Pourtant tout indique que ce ne sont pas sur ses sujets que les Franciliens voteront, mais sur la politique menée par M. Sarkozy et son gouvernement. L’intervention personnelle du Président de la République pour soutenir les candidats UMP, contraire aux traditions de la 5 ème République, les têtes de listes de la Droite menée par des ministres UMP en exercice confirment cette appréciation.

laurent91.jpgA Gauche, l’enjeu est celui du contenu de l’alternance souhaité qui est en jeu, entre un Parti socialiste qui à l’image des autres Partis socialistes d’Europe comme en Espagne, au Portugal, en Grande Bretagne, en Grèce, en Allemagne balance fortement vers son aile droite comme en témoigne ces propositions sur les retraites, et ses positions très ambiguës sur des sujets comme la santé, l’éducation nationale, la fiscalité, l’Europe sociale, et sa tiédeur sur la réforme des collectivités avec une partie de ses élus qui sont heureux dans les conversations privées de la disparition des départements dont celui de l’Essonne,  comme le sont les Verts, et un Front de Gauche novateur regroupant plusieurs  Partis et Associations comme le PCF, le PG, la GU fortement ancré à Gauche et partisan d’une réforme profonde le la société, et une répartition plus juste des richesses, et également engagé pour maintenir les échelons administratifs et politiques que sont les communes et les départements plébiscités par les Français dans toutes les enquêtes d’opinions.

08.02.2010

REVELATIONS – DOCUMENT EXCEPTIONNEL - CARTE SCOLAIRE ECOLES PRIMAIRES ET MATERNELLES

cartescolaire.jpgLa rentrée scolaire 2010 va être des plus difficiles dans les départements de l’Ile de France notamment. Le principal syndicat des enseignants, le SNUIPP diffuse à ces adhérents la nouvelle carte scolaire et sa première analyse. Nous diffusons ici ce document exceptionnel.

 

DOCUMENT

1620 postes créés à la rentrée 2010 pour 5300 élèves supplémentaires et l’équivalent de 3442 postes supprimés suite à la disparition des PE2. Derrière la brusquerie des chiffres nationaux, la réalité des situations locales rappelle combien le service public d’éducation est mis à mal par les économies budgétaires.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Comme chaque année, au mois de janvier, les inspections académiques ont publié la dotation en postes de chaque département pour la rentrée 2010.

 

Nationalement, les décisions budgétaires étaient connues : 1 620 créations de postes pour 5 300 élèves supplémentaires. Il faut ajouter à cela la perte non comptabilisée par le ministère de 37,5 % des 9 182 postes de PE2. Cette perte correspond au volume d’enseignement que ces PE2 effectuent dans les écoles (décharges de direction avec les stages filés et remplacement de la formation continue avec les stages “3 semaines”). Soit 3 442 postes en moins.

 

 

rentreescolaire.jpgCOMMENTAIRE E-MOSAIQUE

A l’image de ce qui se passe dans  les Yvelines où le taux de scolarisation des deux ans est de 6,25 % seulement, alors qu’il était de 15 % en 2003, pour devenir en 2010, 4,95 %, il semble qu’après la suppression des postes d’enseignants stagiaires la nouvelle phase soit la suppression des classes de deux ans.

Ainsi dès cette année à Evry, ce sont plus de cent enfants de cet âge dont on a refusé la scolarisation. La phase suivante sera la suppression à l’école maternelle des enfants de 3 et 4 ans, puis par étape, la privatisation probable de l’ensemble du système éducatif.

Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux au départ à la retraite annoncé par le Gouvernement, qui pour près de la moitié concerne les enseignants, ne laisse aucun doute sur ce scénario, sauf changement de politique et de gouvernants.

 

05.02.2010

LISSES : LE FRONT DE GAUCHE RASSEMBLE

vmu.giflisses1.jpgn des premier débat concernant l’élection régionale dans l’Essonne s’est déroulé à l’initiative de la liste du Front de Gauche dans le village de Lisses, dans la région d’Evry.

Plusieurs dizaines d’auditeurs ont écouté les orateurs et ont eux-mêmes participé largement au débat dans la belle salle Gérard Philippe prêté par la Municipalité. La participation a cette réunion a été deux fois supérieure à celle organisée par le Front de Gauche voilà un an à l’occasion des élections Européennes. Peut être est ce une bonne augure pour cette liste.

 

lisses2.jpgUN SOLIDE RASSEMBLEMENT

A la tribune les principaux partenaires de ce Front étaient représentés montrant une unité et une cohésion sans faille.

Animé par Gérard Birebent, conseiller municipal de Lisses ils ont pu s’exprimer au nom du Front de Gauche et de leurs sensibilités propres, étant par ailleurs tous candidats à cette élection.

 

Elodie Vaxelaire, pour le Parti de Gauche experte dans le domaine de l’environnement a insisté sur la priorité à construire un autre type de société, respectueuse de la nature, solidaire, en proposant notamment le développement d’une économie mixte, coopérative, sociale, éloignée des grands pôles que Sarkozy veut mettre en place qui seraient destructeurs de territoires, et facteurs d’inégalités. Elle revendique au nom de sa liste la maîtrise publique de l’eau, du transport, de l’école en indiquant que le conseil régional peut favoriser cette orientation et propose un projet de relocalisation des entreprises.

 

Marie Pierre Toubans jeune militante de la Gauche Unitaire (ex minoritaire du NPA) est intervenue avec force et enthousiasme pour caractériser ce rassemblement de la gauche porteur d’avenir. Elle a longuement et avec précision décrit la condition étudiante, demandant au nom du Front de Gauche la construction de 5000 logements étudiants, mettant en avant la situation dramatique des jeunes confrontés à un chômage massif en hausse de 29,7 % en 2009.

 

Philippe Camo, conseiller régional sortant , membre du Parti communiste français a mis en avant l’importance pour la population de garder un conseil régional à Gauche, dans un région dont la puissance économique est équivalente à la Grèce, et qui dispose d’un budget de 4,5 milliards d’€. Il a revendiqué un bilan positif de gestion de cette région, mais estime qu’avec une gauche plus forte il est important d’aller plus loin dans les domaines de la démocratie, de la formation, de l’économie, du transport, de la santé en soulignant à ce propos les contradictions du PS. Sous l’autorité en Ile de France et  pour le compte du Gouvernement, l’ancien ministre socialiste de la santé, M. Evin veut supprimer des milliers d’emplois dans les hôpitaux de la région Parisienne.

 

Le débat s’est poursuivi dans la salle avec de nombreuses remarques pertinentes venant  du public sur des sujets aussi variés que le transport, la monnaie, la durée du travail, la démocratie. A noter que dans ce public étaient également présentes Elise Yagmur conseillère municipale PCF d’Evry, et Pascale Prigent conseillère municipale PG de Corbeil également candidates.

 

Une soirée riche qui a  fait honneur à la politique et qui contribue à la mobilisation citoyenne pour que les 14 et 21mars la participation à l’élection régionale soit la plus massive possible.

 

Photos 1 et 2, E-Mosaïque. Photo 2, de gauche à droite : Marie Pierre Toubans, Gérard Birebent, Elodie Vaxelaire, Philippe Camo.


FRONT DE GAUCHE DEBAT A LISSES
envoyé par E-Mosaique. - L'actualité du moment en vidéo.

21.01.2010

REFORMES : FONCTION PUBLIQUE ET USAGERS INQUIETS

manif210110b.jpgDes centaines de milliers de fonctionnaires français ont fait grève et manifesté jeudi contre les réductions de postes et les restrictions budgétaires prévues par le gouvernement.

Entre 25% et 30% selon la CGT des 5 millions de fonctionnaires, ont répondu à l'appel de trois syndicats sur huit - la CGT, la FSU et Solidaires -, la CFDT et l'Unsa se joignant à eux dans l'enseignement et l'équipement. Les réformes engagées avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui prévoit le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sont mises en cause.

manif91.jpgRéformes de l'enseignement, conditions de travail et défense du service public étaient également en tête des slogans"C'est une mobilisation qui n'est sans doute pas à la hauteur de ce qu'il faudrait mais qui est en hausse. Nous sommes dans une dynamique positive", a estimé sur France Info Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU), premier syndicat de la fonction publique d'Etat.

La FSU appelle à une manifestation nationale pour l'éducation le samedi 30 janvier.

Pour Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique, "on est dans une mobilisation extrêmement intéressante" compte tenu de la période de l'année et du fait que le mouvement n'était pas unitaire "Il y a eu un véritable retentissement dans les personnels de la Fonction publique et chez les citoyens qui, pour une large part, partagent nos préoccupations ", a-t-il dit à Reuters, réclamant l'ouverture de "négociations sans tabou ni a priori.

Cette grève "est une étape" et "d'autres rendez-vous seront nécessaires", souligne dans un communiqué l'Unsa Education. Une centaine de manifestations ont eu lieu dans le pays, rassemblant selon la CGT entre 120.000 et 130.000 personnes.

A Paris, le défilé a réuni 6.600 personnes selon la police, 15.000 selon la CGT, entre République et Richelieu-Drouot. L’Essonne était représenté par plusieurs centaines de salariés en particulier de la fonction publique territoriale, et par de nombreux enseignants.

 Mardi un rassemblement devant le Sénat avait déjà permis à une délégation de Grigny de témoigner des conséquences de la réforme territoriale pour les salariés et les habitants (voir notre vidéo. Article : d’après AFP et E-Mosaïque, vidéo et photos exclusifs E-Mosaïque

13.01.2010

Froid et réchauffement climatique

hivseine.JPGVous l'avez sûrement pensé... Ou entendu autour de vous. "On nous bassine avec le réchauffement climatique alors qu'il a rarement fait aussi froid!" Trois questions à Etienne Kapikian, météorologue à Météo-France.

 

Que répondre à ceux qui trouvent ici un argument pour nier l'existence du réchauffement climatique?

 

Le réchauffement climatique ne se fait pas du jour au lendemain, mais de manière progressive. Les températures moyennes augmentent sensiblement chaque année, c'est un fait. Il existe encore ce que l'on appelle une douceur hivernale, comme il existe des vagues de froid. Par ailleurs, il est indéniable qu'il fait moins froid, comparé aux hivers 54 où 85 entre autres, où l'on frôlait les -25°C dans le nord-est de l'hexagone. On peut toujours parler de réchauffement climatique dans le sens où les probabilités de revenir à des températures aussi basses sont très faibles. Ce serait d'ailleurs catastrophique à notre époque. Le pays serait paralysé et beaucoup de sans-abri mourraient. Les sceptiques doivent relativiser en pensant au fait que l'on bat de plus en plus souvent des records de chaleur en été. C'est une réalité qu'ils ne peuvent pas nier.

 

Comment expliquer ces températures record? (ndlr –20°C dans l'Essonne) et la quantité importante de neige tombée sur la France, du Nord au Sud?

 

lisneige.jpgCes températures ne sont pas exceptionnelles, même s'il est vrai que l'étendue de neige tombée est relativement importante avec une couverture à 85% du territoire national. C'est cette couverture neigeuse qui favorise la chute des températures. Il y'a des précédents, comme en janvier 87 par exemple où les températures atteignaient –15°C à Paris intra-muros alors qu'aujourd'hui le maximum est de –6. A la même époque, on frôlait les –25°C dans l'Est et les –10 dans le Sud. Cette année, la phase de douceur de la fin décembre était prévue, avec des températures supérieures aux moyennes saisonnières. Même si aujourd'hui nous sommes à 5 à 8°C en-dessous des normales saisonnières, cela n'est pas anormal.

 

Que nous disent les prochaines prévisions?

 

lisneige2.jpgOn annonce un redoux progressif en France, plus marqué dans le Sud-Ouest. Ailleurs dans l'hexagone, le retour à des températures plus douces sera lent et relatif. Dès demain, les intempéries vont reprendre, avec des pluies verglacentes et de la neige qui arrivent par l'ouest du pays. Il y a actuellement une vigilance orange sur la Bretagne (Finistère, Morbihan et Côtes d'Armor). Cette alerte pourrait s'étendre à une dizaine d'autres départements mais il est encore trop tôt pour le dire...

 

Article publié par l'Express, photos exclusives E-Mosaique

08.01.2010

SENAT / Marie-Agnès Labarre succède à Jean Luc Mélanchon

labare.jpgAprès les bons résultats du Front de Gauche aux élections européennes du dimanche 7 juin 2009. Jean-Luc Mélenchon a été élu député européen dans la circonscription du Sud-Ouest.

Ne pouvant garder son mandat de sénateur de l'Essonne en même temps que celui de député européen, il a du laisser la place au Palais du Luxembourg.

C'est Marie-Agnès Labarre qui la remplace.

Elle est devenue depuis 8 janvier 2010 la nouvelle sénatrice du groupe CRC-SPG (communistes, citoyens et Parti de Gauche)  au sein du Palais du Luxembourg. Ce groupe a la particularité d'être composé de plus de Sénatrices que de Sénateurs (14 pour 11).

Marie-Agnès Labarre, ancienne-maire de Vert-le-Petit (Essonne-91) durant 19 ans, était en 4e position sur la liste divers gauches essonienne des sénatoriales de 2004 portée par Jean-Luc Mélenchon.

 Pour l'histoire, ses chances d’être élue à la chambre haute du parlement Français étaient pratiquement nulles mais grâce à la démission du président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, elle devient enfin sénatrice de l'Essonne. La liste de 2004 avait réussi à remporter trois sièges (les PS Jean-Luc Mélenchon, Claire-Lise Campion et le PC Bernard Véra). Se sont ces même élections qui ont vu Serge Dassault devenir sénateur à son tour.

Pour cette ancienne ingénieur en microbiologie, c’est une très bonne nouvelle. Marie-Agnès Labarre compte bien mettre un peu d'écologie et de notion d'environnement dans l'institution du parlement.

Installée à Corbeil-Essonnes depuis plusieurs années déjà, elle est complètement impliqué dans le comité Parti de Gauche de la 1er circonscription de l'Essonne qui s'est créé en décembre 2008. Mais ces sujets ne sont pas que ses seuls préoccupations puisqu'en 1999, Marie-Agnès Labarre alors élu maire de Vert le petit avait avec son conseil municipal engagé une coopération décentralisée avec la commune de Ayorou au Niger.

Tout porte à croire que son expérience en tant qu'élue locale lui sera très utile pour tisser les liens entre le Palais du Luxembourg et les élus locaux de l'Essonne.

11.12.2009

Les archives de l'Essonne en ligne

archivesessonne.jpgvml.gifes archives départementales de l'Essonne annoncent leur mise en ligne pour le samedi 12 décembre. Et le menu a de quoi réjouir les généalogistes, car dans ce département, on ne mégote pas.

Il s'agit de tous les registres paroissiaux et de l'état civil de toutes les communes depuis l'an 1519 jusqu'à 1905 ! Et à ceux qui se posent la question -hélas devenue légitime- du prix, on répond qu'ici c'est gratuit ! Le site sera accessible à l'adresse du Conseil général de l'Essonne.

 

Les actes déjà consultables sur écran en salle de lecture ont été numérisés à partir des microfilms. Sans ternir l'événement, avouons que ceux-ci sont d'une qualité moyenne, notamment ceux concernant les actes d'avant 1862, mais ils restent lisibles. Les microfilms les plus récents, c'est à dire ceux des registres de 1862 à 1882 sont d'un bien meilleur niveau, sans parler des actes de 1882 à 1905 qui ont été scannés directement en haute définition.

 

L'interface de consultation ne surprendra personne, c'est celle de la société qui a remporté l'appel d'offre, Archimaine, bien connue des généalogistes. Fluidité et simplicité sont au rendez vous, et sans surprise, le prestataire saura répondre à l'afflux des demandes les premiers jours de l'ouverture du site. 

 

Plaisir des généalogistes, l'état civil ne sera pas tout seul sur le site, loin de là. Le jour du lancement, vous pourrez aussi consulter les 2.000 plans du cadastre, les recensements de population de 1817 à 1931, ainsi que -cerise sur le gâteau-, les monographies communales.

 

 Il s'agit d'une spécialité francilienne, ou pour être précis de l'ancien département de Seine-et-Oise qui regroupait jusqu'en 1964 tous les départements de l'actuelle Ile-de-France. L'inspecteur de l'Éducation de la fin du XIXe siècle avait eu la bonne idée de demander aux instituteurs de rédiger ces opuscules sur chaque commune, en prévision de l'Exposition Universelle de 1900.

 

Ces témoignages sont évidemment très précieux pour les généalogistes.

Pour terminer, parlons d'avenir, puisque le site a vocation à s'enrichir très vite. On parle déjà pour 2010 de la presse ancienne, comme L'Abeille d'Étampes ou L'Abeille de Corbeil, dont les collections de 1880 à 1944 sont déjà numérisées.

 

evrygare.jpgSimultanément ou presque, les cartes et plans, terriers, cartes de généralités et plans d'intendance (dont beaucoup sont à l'échelle précise du 1/2000e) devraient également rejoindre le site. Dans un avenir plus lointain, il y aura aussi les fonds figurés, cartes postales et estampes, ils sont déjà numérisés, mais pas encore indexés. Encore plus intéressante, l'arrivée des matrices cadastrales est évoquée, mais cet énorme morceau n'est pas encore numérisé.

 

 L'Essonne serait alors le premier département à mettre en ligne ces fameuses matrices qui présentent un intérêt bien plus fort pour les généalogistes que les seuls plans cadastraux publiés sans le nom des propriétaires...

 

 

Publié par Geneinfos 

06.12.2009

Les fidèles de la mosquée d'Evry entre lassitude et agacement

mosquée2.jpgvml.gife ton est parfois ironique, parfois inquiet. Mais la question est la même. Lancinante. "Jusqu'où iront-ils ?" En costume cravate, en saroual ou en djellaba, les fidèles de la mosquée d'Evry (Essonne), qui, après la prière du vendredi 4 décembre, regagnent dans le froid leur bus ou leur domicile, partagent une même lassitude, un même agacement, parfois une même colère envers tous ceux qui, depuis des semaines, placent l'islam et les musulmans au coeur des débats de société.

Au pied du minaret de 25 mètres qui surplombe cette mosquée-cathédrale à l'architecture arabo-mauresque, les fidèles ne comprennent pas trop "où est le problème". Depuis quinze ans, l'édifice se partage avec la cathédrale de brique rouge implantée à quelques centaines de mètres le ciel de cette ancienne "ville nouvelle". Son recteur, Khalil Merroun, se pose en défenseur "acharné" de la laïcité et de "l'islam de France".

Un concept défendu par le premier ministre, François Fillon, dans sa contribution au débat sur l'identité nationale, vendredi.

Pour le religieux musulman, les responsables politiques qui, dans la foulée de la votation suisse, se sont interrogés sur la pertinence de construire des minarets en France ont fait "une entorse à la laïcité". "Et le référendum suisse leur a permis de dire tout haut ce qu'ils pensaient", juge-t-il.

Les fidèles font part de leurs interrogations de manière plus abrupte. "Après la burqa, après les minarets, la prochaine étape, ce sera quoi ? L'interdiction des mosquées ?", lance Mehdi, un jeune homme venu d'une ville voisine, la chapka enfoncée sur les oreilles. A peine remis de la loi de 2004 interdisant le port du foulard islamique à l'école, qu'ils ont perçue comme une stigmatisation de l'islam, beaucoup pensaient "être tranquilles pour un moment". "Or chaque jour apporte son lot de piques contre l'islam ", déplore Abderrahman Madani, un chef d'entreprise de 52 ans.

mosquée.jpg"Aujourd'hui, le risque c'est que les gouvernements aillent toujours plus loin dans la stigmatisation pour faire diversion par rapport à la crise et à tous les autres problèmes", s'inquiète Rachid Cherifi, un Franco-Algérien de 30 ans. Le jeune homme a revêtu pour la prière une kamis (longue chemise) sous son blouson noir. Convaincu que "la majorité des musulmans de France pratiquent leur culte tranquillement, comme les bouddhistes", il s'insurge contre les "provocations" actuelles envers sa religion : "Ce n'est quand même pas l'islam qui va changer la Ve République ! " "A travers la burqa, ce sont tous les musulmans qui sont visés", déplore aussi Saïd, un dessinateur de 43 ans. "Or même si ces femmes sont minoritaires, il faut respecter leur liberté."

Chacun à sa manière décrypte les débats en cours sur les minarets ou le port du voile intégral et beaucoup redoutent la remontée de l'extrême droite aux prochaines élections. "On voit tous les clichés racistes qui resurgissent comme dans les années 1980", regrette M. Madani. "On ne va pas remplacer les juifs des années 1930 et servir de boucs émissaires, alors que l'on participe à la vie économique, associative, sociale, que l'on paye des impôts ! On est intégrés, la question n'est plus là. Alors qu'est-ce qu'ils cherchent ? ", s'interroge calmement ce Marocain installé en France depuis trente et un ans. "Une chose est sûre, le climat se tend. Politiquement, c'est inquiétant pour l'avenir", estime Saïd, qui vit en Seine-Saint-Denis.

En écho à ce trouble et devant une mosquée comble, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, qui, de manière exceptionnelle, dirigeait la prière de ce vendredi à Evry, a prêché "la justesse et le compromis ". "Il faut savoir rester juste même face à ceux qui manifestent de l'animosité à votre égard", a-t-il défendu en arabe et en français, en citant le verset de "la bonté pieuse". "Un climat de tensions n'est jamais bénéfique pour les musulmans".

"En cette période de débat sur les pratiques religieuses", il a appelé les musulmans à ne pas choisir la "visibilité ostentatoire afin d'éviter toute stigmatisation". Mais, a-t-il précisé, "il n'est pas non plus acceptable que certains poussent les musulmans à la relégation et à la discrétion totale. Il faut trouver un compromis ". "Il faut que tous ces débats soient l'occasion pour les responsables politiques de réaffirmer l'égalité des cultes en France", nous a aussi déclaré M. Moussaoui avant la prière.

En préambule, le responsable de la mosquée, M. Merroun s'était adressé à ses fidèles à propos du référendum suisse : "Le rejet de l'islam existe, mais je n'ai pas de crainte pour l'islam ; il avance doucement. En revanche, j'ai de la crainte pour l'avenir des musulmans. Notre avenir passe par notre participation positive à la citoyenneté. Nos concitoyens français ne peuvent pas lire le Coran. Pour eux l'islam, c'est nous. Nous devons donner une image positive de l'islam."

A la sortie de la mosquée, M. Madani s'inquiétait toutefois de voir les musulmans "se replier et s'isoler davantage". "Ce serait dommage car si on n'aimait pas ce pays, on n'y aurait pas construit notre vie, fait des enfants ou monté des entreprises."

 Stéphanie Le Bars

Article paru dans l'édition du 06.12.09 du Monde, photos E-Mosaïque

29.11.2009

VACCINATION : 3 HEURES D’ATTENTE

attente.jpgvmr.gifEPORTAGE - Le gymnase Bonaparte à Evry est un des centres de l'Essonne retenu par la Préfecture pour la vaccination contre la Grippe A.

Situé dans le quartier des Pyramides, face au centre commercial il est facilement accessible à pied, ou en transport en commun, beaucoup moins en véhicule léger où les places de stationnement sont pratiquement inexistantes.

L'accueil est courtois, dans un local bien chauffé. Avant de repartir et être vacciné plusieurs étapes sont à franchir. Une première inscription d'abord par des administratifs avant d'accéder à une première salle d'attente aménagée dans ce gymnase et limité par des barrières.

Une heure après environ vous êtes appelé par un des deux médecins qui traite et découvre avec vous votre dossier médical et celui de vos enfants s'ils vous accompagnent aussi pour être vaccinés. De l'avis des témoins les médecins sont tous très réceptifs et de bons conseils prenant en compte avec attention votre situation médicale. Ils vous orientent ensuite vers la troisième étape, la vaccination, dans une des deux autres parties du gymnase, une pour ceux qui vont bénéficier du  vaccin sans adjuvant (enfants en bas âges, femmes enceintes...), et ceux qui ont droits aux vaccins avec adjuvant. Attente, une heure et demie.

Après la piqûre, une dernière étape à subir avec un dossier à remplir avant la sortie.

L'équipe médicale semble soudée est bien prendre en charge une population très diverse composée de beaucoup d'enfants et de personnes d'origine immigrés avec une attention soutenue.

Au bémol de l'organisation, une information parfois défaillante sur les différentes procédures et la durée de l'attente, et des toilettes dont l'état laisse plus qu'à désirer. La Municipalité informée va tenter d'y apporter une réponse avec le soutien financier de la Préfecture, puisque ce gymnase réquisitionné par le Gouvernement pour plusieurs mois, relève maintenant de sa responsabilité.

Autre critique, celle de la limitation des heures d'ouverture prévue uniquement en matinée ou toute la journée le samedi, ce qui explique l'attente de 3 heures en moyenne avant de pouvoir être vacciné.

 

grippe.jpgGrippe A. « Un niveau de précaution délirant »

Pour Philippe Foucras, président du Formindep, un collectif de médecins pour une information indépendante, la campagne actuelle menace la crédibilité des autorités.

Quel est votre sentiment sur la campagne de vaccination  ?

Philippe Foucras. Le niveau de précaution est délirant par rapport à la gravité de la maladie. On a maintenant tous les chiffres de l'hémisphère Sud où l'épidémie est terminée, et l'on sait que la grippe A est beaucoup moins mortelle que la grippe saisonnière. Les gens ne savent plus quoi penser. Le manque de transparence qui entoure tous ceux qui prennent position sur le sujet contribue grandement à ce parasitage de l'information. L'épidémie, concerne 10 à 15 % des gens, ce qui est beaucoup, mais sa mortalité est 10 à 100 fois moins élevée que la grippe saisonnière. Il y a des différences épidémiologiques marginales que se plaisent à relever les experts, mais cela n'a pas de pertinence en matière de santé publique.

 Que recommandez-vous ?

Philippe Foucras. Si vous ne vous faites pas vacciner contre la grippe saisonnière, vous n'avez pas plus de raison de vous faire vacciner contre la grippe actuelle, et même moins. Choisissons donc de préférence les vaccins qui minimisent les risques d'effets indésirables. Je dis à mes patients qui ont des raisons de se faire vacciner de demander le vaccin sans adjuvant. Une étude dont s'est fait l'écho Presse Océan montre que la quasi-totalité des médecins, vaccinés, qui sont interrogés, ont connu des effets secondaires, certes mineurs.

 Mais nous n'avons pas de recul nécessaire pour évaluer d'éventuels risques plus graves à plus long terme. Si cela avait été une maladie extrêmement virulente, il aurait été raisonnable de mettre sur le marché des vaccins insuffisamment évalués. Mais ce n'est pas le cas. Et, le jour où on fera face à des virus très graves, les autorités n'auront plus une parole crédible.

 Entretien réalisé par Anne Roy, pour le journal l'Humanité

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