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08.02.2010

REVELATIONS – DOCUMENT EXCEPTIONNEL - CARTE SCOLAIRE ECOLES PRIMAIRES ET MATERNELLES

cartescolaire.jpgLa rentrée scolaire 2010 va être des plus difficiles dans les départements de l’Ile de France notamment. Le principal syndicat des enseignants, le SNUIPP diffuse à ces adhérents la nouvelle carte scolaire et sa première analyse. Nous diffusons ici ce document exceptionnel.

 

DOCUMENT

1620 postes créés à la rentrée 2010 pour 5300 élèves supplémentaires et l’équivalent de 3442 postes supprimés suite à la disparition des PE2. Derrière la brusquerie des chiffres nationaux, la réalité des situations locales rappelle combien le service public d’éducation est mis à mal par les économies budgétaires.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Comme chaque année, au mois de janvier, les inspections académiques ont publié la dotation en postes de chaque département pour la rentrée 2010.

 

Nationalement, les décisions budgétaires étaient connues : 1 620 créations de postes pour 5 300 élèves supplémentaires. Il faut ajouter à cela la perte non comptabilisée par le ministère de 37,5 % des 9 182 postes de PE2. Cette perte correspond au volume d’enseignement que ces PE2 effectuent dans les écoles (décharges de direction avec les stages filés et remplacement de la formation continue avec les stages “3 semaines”). Soit 3 442 postes en moins.

 

 

rentreescolaire.jpgCOMMENTAIRE E-MOSAIQUE

A l’image de ce qui se passe dans  les Yvelines où le taux de scolarisation des deux ans est de 6,25 % seulement, alors qu’il était de 15 % en 2003, pour devenir en 2010, 4,95 %, il semble qu’après la suppression des postes d’enseignants stagiaires la nouvelle phase soit la suppression des classes de deux ans.

Ainsi dès cette année à Evry, ce sont plus de cent enfants de cet âge dont on a refusé la scolarisation. La phase suivante sera la suppression à l’école maternelle des enfants de 3 et 4 ans, puis par étape, la privatisation probable de l’ensemble du système éducatif.

Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux au départ à la retraite annoncé par le Gouvernement, qui pour près de la moitié concerne les enseignants, ne laisse aucun doute sur ce scénario, sauf changement de politique et de gouvernants.

 

05.02.2010

LISSES : LE FRONT DE GAUCHE RASSEMBLE

vmu.giflisses1.jpgn des premier débat concernant l’élection régionale dans l’Essonne s’est déroulé à l’initiative de la liste du Front de Gauche dans le village de Lisses, dans la région d’Evry.

Plusieurs dizaines d’auditeurs ont écouté les orateurs et ont eux-mêmes participé largement au débat dans la belle salle Gérard Philippe prêté par la Municipalité. La participation a cette réunion a été deux fois supérieure à celle organisée par le Front de Gauche voilà un an à l’occasion des élections Européennes. Peut être est ce une bonne augure pour cette liste.

 

lisses2.jpgUN SOLIDE RASSEMBLEMENT

A la tribune les principaux partenaires de ce Front étaient représentés montrant une unité et une cohésion sans faille.

Animé par Gérard Birebent, conseiller municipal de Lisses ils ont pu s’exprimer au nom du Front de Gauche et de leurs sensibilités propres, étant par ailleurs tous candidats à cette élection.

 

Elodie Vaxelaire, pour le Parti de Gauche experte dans le domaine de l’environnement a insisté sur la priorité à construire un autre type de société, respectueuse de la nature, solidaire, en proposant notamment le développement d’une économie mixte, coopérative, sociale, éloignée des grands pôles que Sarkozy veut mettre en place qui seraient destructeurs de territoires, et facteurs d’inégalités. Elle revendique au nom de sa liste la maîtrise publique de l’eau, du transport, de l’école en indiquant que le conseil régional peut favoriser cette orientation et propose un projet de relocalisation des entreprises.

 

Marie Pierre Toubans jeune militante de la Gauche Unitaire (ex minoritaire du NPA) est intervenue avec force et enthousiasme pour caractériser ce rassemblement de la gauche porteur d’avenir. Elle a longuement et avec précision décrit la condition étudiante, demandant au nom du Front de Gauche la construction de 5000 logements étudiants, mettant en avant la situation dramatique des jeunes confrontés à un chômage massif en hausse de 29,7 % en 2009.

 

Philippe Camo, conseiller régional sortant , membre du Parti communiste français a mis en avant l’importance pour la population de garder un conseil régional à Gauche, dans un région dont la puissance économique est équivalente à la Grèce, et qui dispose d’un budget de 4,5 milliards d’€. Il a revendiqué un bilan positif de gestion de cette région, mais estime qu’avec une gauche plus forte il est important d’aller plus loin dans les domaines de la démocratie, de la formation, de l’économie, du transport, de la santé en soulignant à ce propos les contradictions du PS. Sous l’autorité en Ile de France et  pour le compte du Gouvernement, l’ancien ministre socialiste de la santé, M. Evin veut supprimer des milliers d’emplois dans les hôpitaux de la région Parisienne.

 

Le débat s’est poursuivi dans la salle avec de nombreuses remarques pertinentes venant  du public sur des sujets aussi variés que le transport, la monnaie, la durée du travail, la démocratie. A noter que dans ce public étaient également présentes Elise Yagmur conseillère municipale PCF d’Evry, et Pascale Prigent conseillère municipale PG de Corbeil également candidates.

 

Une soirée riche qui a  fait honneur à la politique et qui contribue à la mobilisation citoyenne pour que les 14 et 21mars la participation à l’élection régionale soit la plus massive possible.

 

Photos 1 et 2, E-Mosaïque. Photo 2, de gauche à droite : Marie Pierre Toubans, Gérard Birebent, Elodie Vaxelaire, Philippe Camo.


FRONT DE GAUCHE DEBAT A LISSES
envoyé par E-Mosaique. - L'actualité du moment en vidéo.

27.01.2010

HOPITAL SUD FRANCILIEN : VERS LA BEREZINA ?

hopnouv.gifLe nouvel hôpital Sud Francilien qui va regrouper les sites de Courcouronnes et de Corbeil doit être terminé d’ici la fin de l’année sur un territoire situé à Corbeil., et ouvert aux usagers théoriquement en mai 2011.

Il remplacera ainsi l’hôpital Louise Michel de Courcouronnes, et Gilles de Corbeil à Corbeil et regroupera en outre les lieux de soins de Yerres.

 

BEREZINA FINANCIERE

Pour le comité de défense de ses hôpitaux, remplacer des structures construites dans les années 70 constituent déjà un premier gâchis financier.

 

A ce gâchis, tout indique déjà que l’ouverture de ce nouvel hôpital ultramoderne d’une superficie de 110 000 m2 risque très rapidement par se traduire par une double bérézina financière et humaine.

 

Le milliardaire Serge Dassault, maître d’œuvre de ce projet, ancien Maire d’Evry, homme influent du régime,  pour un hôpital qui un jour probablement portera son nom, souligne déjà : « quelques problèmes financiers qui son à résoudre », et pour cause…

D’un coût de construction estimé à 344 millions d’€, le prix global en y ajoutant la totalité des frais (construction, aménagement routier, mises en réseaux, déménagement, démolition ou réaménagement des hôpitaux actuels) dépassera d’après de nombreuses estimations plus d’un milliard d’€.

Les collectivités locales déjà étranglées financièrement par les réformes de l’Etat et la suppression de la Taxe Professionnelle seront largement mises à contribution, en particulier le département, et avec eux les habitants de l’Essonne.

La construction de cet hôpital a été confié à une société privé Heveil, filiale du groupe BTP Eiffage dans le cadre d’un partenariat public-privé malgré les fortes réticences du Conseil Constitutionnel qui dans un avis daté de 2003 estimait : « que généraliser ce type de construction serait contraire aux exigences constitutionnelles d’égalité et bon usage des fonds publics ».

Le remboursement de cette opération sera effectué par le biais d’un loyer annuel payé par le centre hospitalier de 38,8 millions d’€, abondé au 2/3 par l’assurance maladie pour un coût total de 900 millions d’€ sur toute la durée du bail prévue jusqu’en 2041 mais risque fort d’être repoussé. La société Heivel sera également responsable de la maintenance et de l’exploitation de ce bâtiment.

 

hopital047.jpgBERIZINA HUMAINE

Les 3000 à 4000 emplois dont la Direction a approuvé la suppression à l’Assistante Publique de la Région Parisienne sont un petit avant goût de ce qui attend les salariés de ce nouveau hôpital après la fusion des deux autres.

Aujourd’hui ce sont plus de 3000 personnes qui travaillent dans les  hôpitaux Sud Francilien, les prévisions données dans les dossiers de presse sur le nombre de personnes qui seront alors employées après dans cet hôpital unique est de 1500 précisément. Le « dégraissage »  sera massif, même si le chiffre annoncé est discutable et ne prend pas en compte sans doute toutes les données.

Ce sont des centaines d’emplois qui vont être supprimés, des dizaines de services fermés, des milliers d’usagers « éjectés » vers les cliniques privés, où qui ne recevront plus de soins.

hop.jpgLe déficit structurel de ce centre hospitalier est aujourd’hui de 15 millions d’€, auquel va s’ajouter le coût du surloyer à payer à Eiffage.

Gérard Vincent, délégué général de la Fédération Hospitalière de France a averti. « La masse salariale des hôpitaux représentent 68 à 70 % des charges, et reste la seule variante d’ajustement pour rester dans les enveloppes accordées ». Enveloppes qui de fait se réduisent d’année en année. La piste est tracée.

 

Pas sûr que salariés, usagers, élus acceptent ce scénario sans réagir.

21.01.2010

REFORMES : FONCTION PUBLIQUE ET USAGERS INQUIETS

manif210110b.jpgDes centaines de milliers de fonctionnaires français ont fait grève et manifesté jeudi contre les réductions de postes et les restrictions budgétaires prévues par le gouvernement.

Entre 25% et 30% selon la CGT des 5 millions de fonctionnaires, ont répondu à l'appel de trois syndicats sur huit - la CGT, la FSU et Solidaires -, la CFDT et l'Unsa se joignant à eux dans l'enseignement et l'équipement. Les réformes engagées avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui prévoit le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sont mises en cause.

manif91.jpgRéformes de l'enseignement, conditions de travail et défense du service public étaient également en tête des slogans"C'est une mobilisation qui n'est sans doute pas à la hauteur de ce qu'il faudrait mais qui est en hausse. Nous sommes dans une dynamique positive", a estimé sur France Info Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU), premier syndicat de la fonction publique d'Etat.

La FSU appelle à une manifestation nationale pour l'éducation le samedi 30 janvier.

Pour Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique, "on est dans une mobilisation extrêmement intéressante" compte tenu de la période de l'année et du fait que le mouvement n'était pas unitaire "Il y a eu un véritable retentissement dans les personnels de la Fonction publique et chez les citoyens qui, pour une large part, partagent nos préoccupations ", a-t-il dit à Reuters, réclamant l'ouverture de "négociations sans tabou ni a priori.

Cette grève "est une étape" et "d'autres rendez-vous seront nécessaires", souligne dans un communiqué l'Unsa Education. Une centaine de manifestations ont eu lieu dans le pays, rassemblant selon la CGT entre 120.000 et 130.000 personnes.

A Paris, le défilé a réuni 6.600 personnes selon la police, 15.000 selon la CGT, entre République et Richelieu-Drouot. L’Essonne était représenté par plusieurs centaines de salariés en particulier de la fonction publique territoriale, et par de nombreux enseignants.

 Mardi un rassemblement devant le Sénat avait déjà permis à une délégation de Grigny de témoigner des conséquences de la réforme territoriale pour les salariés et les habitants (voir notre vidéo. Article : d’après AFP et E-Mosaïque, vidéo et photos exclusifs E-Mosaïque

18.01.2010

MAIRES ET CONSEILLERS GENERAUX ONT LA COTE

elupcf.jpgPascal Périneau, directeur du Cevipof, a présenté le baromètre de la confiance politique. Les Français font confiance aux élus locaux et régionaux, mais pas au président actuel. Ainsi à la question poséee sur "la confiance à l'égard des personnalités politiques", 69 % disent qu'ils ont confiance dans leur maire, 62 % dans leur conseiller général, 59 % dans leur conseiller régional, 58 % dans leur député, 44 % dans leurs députés européens, 40 % au premier ministre, et bon dernier, 35 % dans leur Président de la République.

La défiance des Français à l’égard des responsables politiques a atteint un niveau record. 78 % des personnes interrogées par la Sofres, pour le baromètre de la confiance politique du Centre de recherche politique de Sciences-Po (Cevipof), Edelman et l’Institut Pierre-Mendès-France, ont le sentiment que les dirigeants politiques, « en général, ne se préoccupent que peu ou pas du tout de ce que pensent les gens ». Pascal Périneau, directeur du Cevipof, qui présentait  à la presse les résultats de cette étude, a précisé que jamais, jusqu’à aujourd’hui, cette question, posée régulièrement depuis les années soixante-dix, n’avait révélé une telle fracture.

Le divorce entre dirigeants politiques et citoyens n’est certes pas une spécificité française. Pourtant, alors qu’en moyenne les deux tiers des Européens déplorent le peu de cas que leurs dirigeants font de leurs opinions, en France, ce sont les trois quarts qui pensent ainsi. Un autre chiffre permet de mesurer l’insatisfaction des citoyens  : ils ne sont que 14 % à avoir confiance dans la gauche et 16 % dans la droite pour gouverner le pays. 67 % n’ayant confiance ni dans l’une ni dans l’autre  ! Cette attitude désabusée de l’opinion ne s’est pas aggravée avec la crise, précise Pascal Périneau. En 2006, cette question avait obtenu à peu près les mêmes réponses. La ventilation des réponses laisse toutefois apparaître une plus grande confiance dans la gauche de la part des salariés du secteur public et des citoyens issus de l’immigration, qui n’inverse pas cependant la tendance générale. Les électeurs socialistes auraient moins confiance dans leur propre vote que les sympathisants de l’UMP vis-à-vis de la droite. Les reculs des uns ne sont pas compensés par la conquête politique des autres, laissant ainsi une sorte de jachère idéologique qu’Europe Écologie entreprend d’occuper.

Alors que débute la campagne des élections régionales, il est intéressant de constater que la défiance des Français ne frappe pas uniformément toute la sphère politique. Les maires, les conseillers généraux et régionaux, mais aussi les députés conservent la confiance des citoyens.

Fillon.gifLes deux bons derniers sont le premier ministre puis le président de la République. Les Français, dont on proclame trop légèrement qu’ils seraient attachés à un certain présidentialisme, ne font pas confiance, pour les deux tiers d’entre eux, au « président de la République actuel ». En s’attaquant aux élus territoriaux dont il veut diviser le nombre par deux, Nicolas Sarkozy prend le risque d’apparaître comme mettant en danger la démocratie, sur le fonctionnement de laquelle les Français sont très partagés  : 51 % estiment qu’elle est appliquée de façon satisfaisante, 49 % étant d’un avis inverse.

Si, comme l’a souligné Pascal Périneau, « le local échappe la défiance politique », l’opinion publique oppose aux grands-messes du libéralisme mondial une indifférence proportionnelle au tapage médiatique qui les entoure. La palme revient, avec 30 % de taux de confiance, au G20, arène dans laquelle le président français aime à se poser en moralisateur du capitalisme.

En quoi la crise a-t-elle influé sur le regard que les Français portent sur la politique économique et sociale  ? Massivement (80 %), ils pensent que la situation du pays s’est dégradée, 50 % constatent une aggravation de leur situation financière, 55 % redoutent de devenir chômeur. Le fonctionnement de l’économie est jugé sévèrement. 75 % estiment que les entreprises cherchent seulement à faire des profits plutôt qu’à améliorer la qualité de leurs produits. Ils sont aussi nombreux à accuser les grandes sociétés de s’entendre entre elles pour maintenir des prix élevés. Presque plus personne aujourd’hui n’ose dresser des lauriers à la gloire du capitalisme. Si 51 % des Français souhaitent que le système soit « réformé sur quelques points », 40 % réclament qu’il soit « réformé en profondeur ». Tous ceux qui, à gauche, entendent travailler à la transformation sociale trouveront dans ce chiffre un encouragement à mener le débat au niveau requis par les fortes attentes des Français, qui réclament une plus grande implication de l’État dans l’économie et une autre répartition des richesses.

Jean-Paul Piérot, l'Humanité

13.01.2010

Froid et réchauffement climatique

hivseine.JPGVous l'avez sûrement pensé... Ou entendu autour de vous. "On nous bassine avec le réchauffement climatique alors qu'il a rarement fait aussi froid!" Trois questions à Etienne Kapikian, météorologue à Météo-France.

 

Que répondre à ceux qui trouvent ici un argument pour nier l'existence du réchauffement climatique?

 

Le réchauffement climatique ne se fait pas du jour au lendemain, mais de manière progressive. Les températures moyennes augmentent sensiblement chaque année, c'est un fait. Il existe encore ce que l'on appelle une douceur hivernale, comme il existe des vagues de froid. Par ailleurs, il est indéniable qu'il fait moins froid, comparé aux hivers 54 où 85 entre autres, où l'on frôlait les -25°C dans le nord-est de l'hexagone. On peut toujours parler de réchauffement climatique dans le sens où les probabilités de revenir à des températures aussi basses sont très faibles. Ce serait d'ailleurs catastrophique à notre époque. Le pays serait paralysé et beaucoup de sans-abri mourraient. Les sceptiques doivent relativiser en pensant au fait que l'on bat de plus en plus souvent des records de chaleur en été. C'est une réalité qu'ils ne peuvent pas nier.

 

Comment expliquer ces températures record? (ndlr –20°C dans l'Essonne) et la quantité importante de neige tombée sur la France, du Nord au Sud?

 

lisneige.jpgCes températures ne sont pas exceptionnelles, même s'il est vrai que l'étendue de neige tombée est relativement importante avec une couverture à 85% du territoire national. C'est cette couverture neigeuse qui favorise la chute des températures. Il y'a des précédents, comme en janvier 87 par exemple où les températures atteignaient –15°C à Paris intra-muros alors qu'aujourd'hui le maximum est de –6. A la même époque, on frôlait les –25°C dans l'Est et les –10 dans le Sud. Cette année, la phase de douceur de la fin décembre était prévue, avec des températures supérieures aux moyennes saisonnières. Même si aujourd'hui nous sommes à 5 à 8°C en-dessous des normales saisonnières, cela n'est pas anormal.

 

Que nous disent les prochaines prévisions?

 

lisneige2.jpgOn annonce un redoux progressif en France, plus marqué dans le Sud-Ouest. Ailleurs dans l'hexagone, le retour à des températures plus douces sera lent et relatif. Dès demain, les intempéries vont reprendre, avec des pluies verglacentes et de la neige qui arrivent par l'ouest du pays. Il y a actuellement une vigilance orange sur la Bretagne (Finistère, Morbihan et Côtes d'Armor). Cette alerte pourrait s'étendre à une dizaine d'autres départements mais il est encore trop tôt pour le dire...

 

Article publié par l'Express, photos exclusives E-Mosaique

08.01.2010

SENAT / Marie-Agnès Labarre succède à Jean Luc Mélanchon

labare.jpgAprès les bons résultats du Front de Gauche aux élections européennes du dimanche 7 juin 2009. Jean-Luc Mélenchon a été élu député européen dans la circonscription du Sud-Ouest.

Ne pouvant garder son mandat de sénateur de l'Essonne en même temps que celui de député européen, il a du laisser la place au Palais du Luxembourg.

C'est Marie-Agnès Labarre qui la remplace.

Elle est devenue depuis 8 janvier 2010 la nouvelle sénatrice du groupe CRC-SPG (communistes, citoyens et Parti de Gauche)  au sein du Palais du Luxembourg. Ce groupe a la particularité d'être composé de plus de Sénatrices que de Sénateurs (14 pour 11).

Marie-Agnès Labarre, ancienne-maire de Vert-le-Petit (Essonne-91) durant 19 ans, était en 4e position sur la liste divers gauches essonienne des sénatoriales de 2004 portée par Jean-Luc Mélenchon.

 Pour l'histoire, ses chances d’être élue à la chambre haute du parlement Français étaient pratiquement nulles mais grâce à la démission du président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, elle devient enfin sénatrice de l'Essonne. La liste de 2004 avait réussi à remporter trois sièges (les PS Jean-Luc Mélenchon, Claire-Lise Campion et le PC Bernard Véra). Se sont ces même élections qui ont vu Serge Dassault devenir sénateur à son tour.

Pour cette ancienne ingénieur en microbiologie, c’est une très bonne nouvelle. Marie-Agnès Labarre compte bien mettre un peu d'écologie et de notion d'environnement dans l'institution du parlement.

Installée à Corbeil-Essonnes depuis plusieurs années déjà, elle est complètement impliqué dans le comité Parti de Gauche de la 1er circonscription de l'Essonne qui s'est créé en décembre 2008. Mais ces sujets ne sont pas que ses seuls préoccupations puisqu'en 1999, Marie-Agnès Labarre alors élu maire de Vert le petit avait avec son conseil municipal engagé une coopération décentralisée avec la commune de Ayorou au Niger.

Tout porte à croire que son expérience en tant qu'élue locale lui sera très utile pour tisser les liens entre le Palais du Luxembourg et les élus locaux de l'Essonne.

07.01.2010

Trois jours avant le lancement du grand meeting du Front de gauche, Marie-George Buffet a dialogué avec les metronautes.

Nous, la diversité, on la pratique"

 
mgbpy.jpgBonjour à tous,

Tétine : Comment réagissez vous à la mort de Philippe Séguin ?

D'abord, même si nous ne partagions pas les mêmes idées politiques, j’aimerais dire mon respect pour le travail du président de la Cour des comptes et peut être évoquer l'amoureux du foot qu'était Philippe Seguin.

Georg7 : Avez-vous lu les confessions de Lionel Jospin ? Qu'en pensez-vous ?

Non, pas encore.

Tétine : Jospin a fustigé Sarkozy et son gouvernement dans une interview au Monde, qu'en pensez-vous ?

Je crois qu'il y a de nombreuses raisons de fustiger Nicolas Sarkozy et son gouvernement. D'abord sur le plan social avec de multiples attaques contre les services publics et la protection sociale, ensuite par rapport au recul des libertés, atteintes aux droits syndicaux, mise en laisse des collectivités territoriales et poursuite des politiques libérales au plan européen. Le gouvernement de Lionel Jospin, auquel j'ai participé n'a certes pas été au bout des réformes nécessaires et a lui-même engagé des privatisations, ce qui explique d'ailleurs qu'il ait été durement sanctionné en 2002. Mais vraiment, la droite au pouvoir aujourd'hui est particulièrement régressive au plan social, au plan des valeurs et je crois qu'il est nécessaire que la gauche tire les enseignements, reconstruise un projet apte à dépasser les logiques libérales et celles du système capitaliste lui-même pour créer une dynamique populaire. C'est à quoi nous voulons travailler avec le Front de Gauche.

Catherine_deneuve : Fidel Castro, selon vous, dictateur ou grand homme d'Etat?

Fidel Castro c'est d'abord l'homme qui a libéré le peuple cubain de l'occupation, qui face au blocus américain a oeuvré au développement de ce pays et a développé, malgré les difficultés, le soutien aux pays en voie de développement. Cet internationalisme se poursuit encore puisque Cuba procure une aide en médecins, en ingénieurs à plusieurs pays progressistes d'Amérique latine. Mais j'ai déjà eu l'occasion d'en débattre avec nos camarades du PCC, la nouvelle étape de la révolution cubaine se conjuguera avec un véritable essor de la démocratie.

Si nous voulons battre la droite, il faut une gauche audacieuse, visant le dépassement du Libéralisme.

Jean : Qu'est-ce qu'être communiste aujourd'hui en France ?

Avant tout refuser les inégalités sociales, construire un monde de partage, de mise en commun, par exemple en promotionnant une autre utilisation de l'argent pour un développement social et écologique qui pourrait passer, notamment par la nationalisation des banques, pour une nouvelle politique du crédit, sur critères sociaux et écologiques, la création de fonds régionaux pour l'emploi et la formation. Deuxièmement une maîtrise sociale des marchés avec de nouveaux droits pour les salariés dans la gestion des entreprises publiques et privées, la reconquête et la création de grands services publics concernant toutes les activités portant intérêt général : éducation, santé, information, énergie, transport, logement.
Au plan international, la mise en place d'une nouvelle monnaie commune, une organisation mondiale du commerce non plus basée sur la concurrence mais sur la coopération et le développement régional, l'arrêt du pillage des terres et le développement d'une sécurité et d'une indépendance alimentaire dans les grandes régions de la planète. Enfin, c'est oeuvrer pour le désarmement nucléaire et pour la paix.

Lina : Je n'arrive pas à croire qu'il y ait encore des gens pour croire dans le communisme, le trotskisme etc. Ce sont des beaux rêves qui n'ont pas fonctionné et n'ont donné que mort et corruption. Comment vous faites, vous, pour espérer encore?

Il est vrai que ce qui s'est passé dans les pays dits socialistes a abouti à l'échec parce que l'absence de démocratie a, non seulement provoqué des souffrances humaines, mais empêché ces régimes de construire des réponses économiques et sociales répondant non seulement aux aspirations des peuples mais également aux enjeux du 20ème siècle. Mais face aux dégâts du système capitaliste, à ses échecs pour répondre à des questions comme le développement durable, la famine, la pauvreté, l'exploitation, j'espère que nous serons capables de construire avec les citoyennes et les citoyens, par leurs interventions, une société nouvelle débarrassée de toutes les formes de domination et d'exploitation. Il n'y aura pas de grand soir, mais toute une série de combats et de réformes peuvent permettre de construire des lendemains qui chantent.

Adjico : Où pourrait-on voir des marges de progression possible pour le Front de Gauche depuis les Européennes ? Finalement, il n'y a rien de nouveau. Comment alors espérer améliorer ses résultats?

D'abord, je crois que le Front de Gauche est apparu comme un espoir lors des Européennes. Lors des Régionales, d'autres forces vont venir se rajouter, ainsi que des personnalités du mouvement social. Je crois que, si nous donnons à voir que notre objectif est bien de vitaminer la Gauche dans son projet, dans sa démarche pour la faire gagner demain dans les régions et après-demain au niveau du pays, nous allons rassembler et progresser, du moins je l'espère, car il faut que la Gauche se réveille face à la droite et pour cela il faut donner à voir des propositions audacieuses et donner à ceux et celles qui luttent la possibilité de devenir demain des conseillers régionaux.

Loic : Pouvez-vous nous donner 3 ou 4 idées principales que le Front de gauche va défendre pendant la campagne électorale.

Bien sûr. D'abord, la mise en place de fonds régionaux pour l'emploi et la formation qui, sur critères sociaux et écologiques, contribueraient à la relance industrielle. Deuxièmement, la mise en place d'assemblées démocratiques permettant l'élaboration participative des budgets et des grandes mesures prises par la Région. Troisièmement la mise en place d'un observatoire régional contre les violences faites aux femmes. Quatrièmement, la création d'un grand service public régional de l'accueil d'information orientation, la mise en place de délégations publiques régionales pour les transports s'inscrivant dans l'objectif de la création d'un pôle public national des transports. Cinquièmement, le soutien à la médecine de proximité (CMS, Maisons médicales) et bien d'autres que nous ferons connaître prochainement et notamment dimanche lors du premier Meeting du Front de Gauche à 14h au Palais des Congrès.

Viviane : Quelle est la stratégie du Front de gauche pour les régionales ? Quelles sont ses ambitions ?

Le Front de Gauche a pour objectif de rassembler tous ceux et celles qui veulent que ça bouge a gauche, le score réalisé par ce Front au premier tour pèsera dans le comportement de l'ensemble de la gauche. Au deuxième tour, nous agirons pour le rassemblement de toute la gauche et nos élus, durant tout le mandat, agiront pour faire avancer nos propositions dans le cadre de la majorité de gauche.

Lenine : Bonjour. Je suis un militant du NPA, intéressé par la campagne du Front de Gauche. Mais, franchement, Pierre Laurent en tête de liste en Ile de France, ce n'est pas sérieux, c'est auto-centré autour du PCF, ça stérilise la possibilité d'une alternative, et ça va faire que je ne voterais pas !

Le Front de gauche, ce sont des têtes de liste régionales, Pierre Laurent en Ile de France, René Revol ou Elisa Martin ou Monsieur Boulanger en Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon ou Aquitaine, Christian Piquet, GU, en Midi Pyrénées.
Nous, la diversité, on la pratique, on sait s'ouvrir. Bienvenue à ceux qui veulent nous rejoindre.

Nino : Jean-Luc Mélenchon est-il un atout ou un peu trop incontrôlable à votre goût ?

Je n'ai jamais cru à l'homme ou a la femme providentiel, le Front de Gauche ne dépend ni de JLM ni de MGB. Il se construira, se développera avec l'ensemble des militants et des militantes qui le composent.

Donovan : Etes-vous déçue par Robert Hue, qui fait alliance avec le PS dès le 1er tour en IDF?

Je ne crois pas que ce soit le bon chemin. Si nous voulons battre la droite, il faut une gauche audacieuse, visant le dépassement du Libéralisme. Aujourd'hui le parti socialiste porte une politique sociale libérale qui s'illustre dans ses appels au Modem. Le meilleur moyen de faire bouger ce parti ce n'est pas d'accompagner cette dérive, mais c'est au contraire de montrer qu'un autre chemin est possible à gauche.C'est ce que propose le Front de Gauche.

A : Y aura-t-il un front de gauche après les régionales?

Nous avons décidé, d'un commun accord PCF, PG, GU de ne jamais ficeler le Front à tout jamais. Après les Européennes, nous avons tiré les enseignements et nous nous sommes donné un nouvel objectif : poursuivre le Front et l'élargir. Le 21 mars, je souhaite que nous ayons la même démarche, tirer tous les enseignements, mesurer l'utilité du Front pour la population, son efficacité pour faire bouger la gauche et battre la droite, et nous verrons alors comment poursuivre.

Alain : Une alliance avec le PS est-elle envisageable ?

Au deuxième tour des élections, le Front de gauche se rassemblera avec les autres forces de gauche pour battre la droite et créer les conditions d'une majorité de gauche dans les régions.

Jean-Jacques : Pour vous,que signifie être Français ? Et que pensez-vous du débat sur l'identité nationale ?

Je crois qu'il faut arrêter ce débat. On a vu qu'il avait provoqué des réactions xénophobes et racistes, y compris de la part de représentants de la République. La République, ce sont des valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité. Débattons des droits des hommes et des femmes qui vivent et travaillent sur notre sol au regard de ces valeurs. La Nation, ce n'est pas un décret qui décide de ceux et de celles qui la composent. La Nation, notre Nation s'est constituée au fil des temps par de grands mouvements populaires, des révolutions, le suffrage universel, des mouvements sociaux, des règles constitutionnelles. Elle a bougé et elle bougera encore. Donc, débattons de ce qui peut rassembler les hommes et les femmes, leurs aspirations communes.
Pour terminer, je dis : Alerte, Alerte. Nous devrions être des milliers dans la rue pour dire Halte au Racisme, Halte a la xénophobie !

Lolo : Quelle est votre plus grande satisfaction et déception depuis votre entrée en politique ? Et que peut-on vous souhaiter pour 2010 ?

Ma déception c'est peut-être le fait, pour l'instant que nous n'ayons pas pu faire en sorte qu'en France, ce pays de la Révolution, s'installe un changement progressiste, profond, durable.
Ma plus grande satisfaction, c'est que depuis mon engagement au PCF en 1969, j'ai appris beaucoup des centaines de milliers d'hommes et de femmes que j'ai rencontrés et du fait que cet engagement m'a permis, en tant qu'élu et en tant que ministre, de servir ces hommes et ces femmes.
En 2010, de beaux résultats pour le Front de Gauche et un parti communiste en pleine forme. Pour moi un peu plus de temps. Merci pour toutes vos questions. Au revoir.

 
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